SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 February 2023, Saturday |

L’Occident est réticent à négocier avec le régime iranien…Et la France souhaite un dialogue avec lui en cette période

Bien que la France soit pleinement consciente des obstacles aux élections présidentielles au Liban et des obstacles au sauvetage proprement dit, et que le président Emmanuel Macron ait son expérience pour tenter de sortir le Liban des tragédies auxquelles ses fonctionnaires l’ont conduit, et bien qu’elle soit consciente des conditions de la région, elle ne suit pas pleinement le rythme des pays de l’Union européenne, en particulier l’Allemagne, avec leur volonté d’inclure les Gardiens de la révolution iraniens sur la liste européenne du terrorisme, et c’est également ce que recherche le Parlement européen.

Des sources diplomatiques européennes ont déclaré à « Sawt Beirut International » que l’Allemagne est plus rigoureuse afin de mettre les Gardiens de la Révolution sur la liste du terrorisme, avec tous les pays de l’Union. Alors que la France, non pas par amour pour les Gardiens de la Révolution et ses affiliés dans la région, en particulier le « Hezbollah », croit toujours qu’à travers le dialogue avec l’Iran, il est possible de parvenir à des accords sur les dossiers de la région, y compris celui du Liban, au premier rang desquels l’élection d’un président qui mette fin au vide et mette le Liban sur la voie du sauvetage. Macron ne veut viser que certains dirigeants des gardiens, pas l’ensemble des gardiens.

Cela fait obstacle aux sanctions européennes, d’autant plus qu’il existe un consensus européen sur la nécessité d’imposer plus que jamais des sanctions aux gardiens de la révolution iraniens. La France affirme que les sanctions ne sont pas nécessaires maintenant et que la discussion avec l’Iran sur la question nucléaire et les dossiers régionaux doit être poursuivie. Mais sur quoi la France parie-t-elle pour attendre quelque chose de positif de l’Iran ? Ce n’est pas clair, et on ne sait pas si l’Iran peut se présenter de manière positive à un moment où il subit des pressions internes en raison de la révolution et de la crainte que le dossier de la présidence libanaise soit lié au sort de la révolution iranienne.

La France continue de parier sur le régime iranien, tandis que le reste des Européens et l’administration américaine parient sur les résultats de la révolution. Comme ils se sont maintenant abstenus de négocier avec l’Iran, et ils estiment que personne ne négocie avec un régime qui commence à s’affaiblir. Mais ce qui est effrayant, c’est de tout lier à des résultats qui peuvent prendre du temps, et les effets de la révolution ne seront pas une affaire rapide.

Selon les sources, il y a une conviction européenne que si l’élite, qui est le pilier du régime iranien, s’effondre, cela conduira à la chute du régime, et tout changera dans la région.

Macron, dans son interview après la conférence « Baghdad 2″, n’a pas qualifié le  » Hezbollah  » ou l’Iran de terrorisme, bien qu’il souhaite que les pays de la région s’en séparent afin d’assurer la stabilité politique et la prospérité économique.

Macron souhaite un minimum de compréhension avec le régime iranien pour le bien des dossiers de la région et pour écarter les dangers qu’il représente en ce moment difficile sur le plan international-iranien.

    la source :
  • Sawt Beirut International