SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Normalisation maritime avec Israël

La question de l’interprétation de l’accord de démarcation de la frontière maritime entre le Liban et Israël, était si complexe. Ce qui circule aujourd’hui sur la victoire obtenue par le Liban suscite de nombreuses critiques de la part de ceux qui sont spécialisés dans la démarcation d’un point de vue technique, ainsi que des politiciens qui l’ont qualifiée comme une « semi-normalisation » entre le Liban et « l’ennemi israélien ».

Bien que les négociations aient été menées par le sponsor américain, ce qui a été proposé jusqu’à présent est considéré comme une sorte de « normalisation maritime » en raison d’une reconnaissance explicite des droits d’ « Israël » alors que la Palestine occupée est absente par rapport à cette reconnaissance, du moins par le Hezbollah, qui tient la bannière de la résistance à l’occupation israélienne jusqu’à la libération du dernier pouce de la Palestine et des terres libanaises occupées, selon une source diplomatique pour Sawt Beirut International.

La source rappelle les étapes qu’a connues le dossier de la démarcation il y a plus de 10 ans, sa suspension, la multiplicité des avis et le manque de sérieux pour mettre fin à ce dossier, s’interrogeant sur les raisons qui ont fait évoluer le dossier vers une solution, d’autant plus que les responsables « israéliens » s’agitent entre eux sur les termes de l’accord et attendent ce qui sortira de la réunion du « cabinet » jeudi, au moment où les échos au Liban pointent toujours vers le chef de la république pour avoir gaspillé les richesses du Liban par solidarité avec le « Hezbollah », surtout en ce qui concerne leur description qu’ils ont pu dégager le droit du Liban.

Les questions ont commencé depuis que les négociations se sont arrêtées à Naqoura, alors que la réunion à quatre qui comprenait l’ancien ministre Gebran Bassil, le juge Salim Jreissati, le député Alain Aoun et le ministre Elias Bou Saab, avec le médiateur américain, a commencé ses activités et a atteint le résultat qui est célébré aujourd’hui.

La source poursuit que la prudence reste le maître de la situation, et des voix s’élèvent pour discuter de la question devant la Chambre des représentants en raison de la précision de ce dossier, qui détermine le sort du Liban en tant que pays pétrolier et d’autres questions qui pourraient constituer une concession au compte de parties extérieures.

Cet accord a été imposé par plusieurs choses, selon la source, et ils ont fait pression pour sa réalisation en ce qui concerne l’autorité libanaise et le « Hezbollah » en même temps, comme le président Aoun qui sort sans aucune réalisation, besoin d’un « processus héroïque » pour terminer son ère avant que ses pages sont pliés le 31 Octobre du mois, dont les pages sont restées presque vides des signatures de personnalités arabes et internationales, et se sont limitées aux partisans du mouvement aouniste, qui ont intensifié leurs visites au palais de Baabda après que les chances de l’héritier, Gibran Bassil, d’y entrer en tant que président de la République aient été rejetées.

Quant au Hezbollah, il réalise qu’affronter « Israël » dans ce dossier équivaut à affronter le continent européen et les États-Unis, en plus de ce qui se passe à Téhéran, qui prévoit que le soulèvement du peuple iranien ne ressemble pas à ses prédécesseurs, et c’est ce qui incite à un règlement qui protège les responsables des changements au niveau du régime des mollahs.

Et la source a conclu que, comme Khomeini est revenu de France pour hériter le pouvoir du Shah, il est peut-être temps de renverser le régime de Khomeini, et le système qu’il a lié à celui-ci dans plus d’un pays s’effondre avec lui.

    la source :
  • Sawt Beirut International