SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2021, Wednesday |

Pas de gouvernement à la lumière du conflit des gains continus

Le « dossier gouvernemental », s’il est publié, pourrait sortir le Liban de cet enfer vivant et politique, mais c’est devenu presque impossible, si l’on se base sur les expériences précédentes qui laissaient penser que la structure gouvernementale était sur le point de naître.

Une source suivant les négociations considère que tout ce qui est divulgué concernant la possibilité de se mettre d’accord sur le dossier gouvernemental, ne sont que des tentatives de toutes les parties de montrer leur intention de composer, mais la réalité de la question diffère car chaque équipe parie sur un gouvernement qui sert ses intérêts, Cela nous amène à la raison de la rigueur du Hezbollah dans le processus de formation, et même s’il donne son approbation, il essaiera de faire des gains en prévision des résultats des négociations sur le dossier nucléaire iranien, qui ne peuvent être prédits.

Ces préoccupations s’étendent bien sûr à l’autre partie, qui craint de perdre le contrôle sur les décisions qui seront abordées à la table du cabinet. Partant de cette réalité, le bras de fer va se poursuivre aux dépens du peuple libanais qui vit dans la salle de soins intensifs économiques.

La source a ajouté que l’envoi de signaux positifs à l’émergence « prochaine » d’un nouveau gouvernement acceptable par toutes les parties, n’est rien d’autre que des « bulles de savon » pour plusieurs raisons, dont la plus importante est ce qui est lié au programme de sauvetage de ce gouvernement et qui sont les parties participantes, et gagnera-t-il la confiance arabe et internationale qui permet le déblocage de l’aide, pour sortir le Liban de l’effondrement global imminent ?

En attendant le retour du président désigné, la source souligne, qu’il n’y a pas de signes indiquant une lueur d’espoir concernant la possibilité d’un accord entre lui et le ministre Gebran Bassil, d’autant plus que la déclaration de l’organe politique du « Courant patriotique libre » continue à jouer la même « symphonie » présentée à la Chambre des représentants lors de la discussion du message du président Michel Aoun, mais le plus important dans cette déclaration, c’est le défi lancé au peuple libanais lorsqu’il a considéré que la Syrie est entrée dans une nouvelle phase de son histoire avec la confirmation de Bachar Al-Assad comme chef de l’Etat, et l’appel aux Libanais à coopérer et à dialoguer, en ignorant la réticence internationale à reconnaître les résultats de ces élections.

En conclusion, la source considère que les contre-fuites entre les acteurs du processus de formation et les tirs d’accusations en termes d’obstruction continueront à tourner dans un cercle vicieux, car ils ne possèdent pas les clés de la décision, et sont devenus isolés au niveau international et par les Etats arabes, à l’exception d’initiatives limitées pour éviter l’effondrement total des institutions de l’État, dont la plus importante est à l’égard de l’armée libanaise qui tente de démanteler les mines de sécurité, après avoir ciblé le pouvoir judiciaire, qui connaît une crise de « confiance » à la suite d’une tentative de le soumettre à des intérêts politiques.