SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2022, Monday |

Pourquoi les résolutions internationales n’ont-elles pas encore été mises en œuvre?

Quelques semaines après la publication de la résolution 1559 en 2004,le Liban a reçu des informations de l’une de ses principales ambassades à l’étranger, indiquant que son deuxième point lié au retrait complet de la Syrie du Liban serait mise en œuvre à condition que le reste des dispositions pourrait ne pas être appliqué immédiatement, et cela prendrait beaucoup de temps. Après cela, ces informations ont soulevé des questions sur les raisons pour lesquelles la mise en œuvre de la résolution 1701 et de la résolution 1680 relative à la démarcation de la frontière libano-syrienne n’a pas été achevée.

La suspension de l’application des résolutions internationales s’est toujours produite au point lié aux armes illégales et à la recherche d’une solution en étendant l’autorité de l’État sur l’ensemble de son territoire.Et par la stratégie de défense, dont le dialogue a commencé en 2006, et s’est renouvelé au mandat de l’ancien président Michel Suleiman, et il a été confronté à de nombreux problèmes, jusqu’à ce qu’il s’est arrêté lorsque le Hezbollah est entré dans la ligne de la crise syrienne.

Face à ces défis, les parties libanaises ont adhéré à l’idée que la fin des armes conduirait à la guerre civile et que la paix intérieure était une ligne rouge.Ils ont également insisté dans le passé sur le fait que le Hezbollah est une résistance et non une milice jusqu’à ce que la situation a changé et l’arme a été investie contre le peuple ainsi les parties souveraines ont compris que la fonction de cette arme n’était plus de résister à l’occupation, et que la région de Shebaa n’avait pas besoin de tout cette résistance, mais plutôt une action diplomatique basée sur des preuves venues de Syrie afin qu’Israël s’en retire.

Ainsi que la résolution 1701, dont la mise en œuvre doit être complétée non seulement par Israël, mais aussi par le Liban en ce qui concerne le désarmement des milices.Bien que le Liban ait fourni une zone démilitarisée du Litani à la frontière sud. Elle est démilitarisée en principe, mais il y a la « FINUL » sur le terrain, et des armes sous terre, et il n’est pas permis de s’appuyer au niveau international sur le fait que les armes rouilleront et n’auront plus de valeur à l’avenir.

L’un des obstacles à la mise en œuvre des résolutions internationales est que lorsqu’il y a consensus entre les pays majeurs et régionaux, et au sein du Conseil de sécurité,le texte contient des phrases vagues.Lorsque la Russie s’est opposée au texte de la résolution et au fait de nommer directement « Hezbollah » dans son texte, le texte est revenu pour inclure toute force dont le gouvernement n’accepte pas.Dans ce cas, si le gouvernement donne une légitimité à une force, alors il soutient l’armée.

La résolution 1701 a mentionné la cessation des hostilités. Israël n’a pas cessé ses violations et n’a pas retiré son occupation des terres encore occupées,et n’a pas arrêté les violations navales et aériennes, et le Liban n’a pas trouvé de solution à l’arme illégale.

Quant à la résolution 1680, elle n’a pas été mise en œuvre car la Syrie n’a pas répondu aux demandes directes du Liban de démarcation des frontières.Et désormais, la question des armes illégales est directement liée au consensus international-régional sur une solution.

Dans les années 1990, lors de la conférence de paix de Madrid au Moyen-Orient, l’Iran n’oubliant pas que les grandes puissances ne l’avaient pas invité à y participer, il décida de placer une équipe libanaise armée à la frontière avec Israël, afin de jouer un rôle dans la négociation de la paix dans la région.

Et les résolutions internationales ne devaient pas être appliquées par la force parce qu’elles n’étaient pas prises en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations Unies. Au contraire, dans leur texte, elles étaient comprises entre les chapitres VI et VII, c’est-à-dire ce que l’ont nomme la sixième clause et demie, qui interdit le recours à la force pour les mettre en œuvre.

De plus, l’échec de la mise en œuvre est dû au laxisme international vis-à-vis de l’Iran, où il y a toujours eu des inquiétudes avec lui plus importantes que la priorité de son influence dans la région, et les sanctions qui lui ont été imposées ainsi qu’à ses alliés n’étaient pas fondamentales.Et maintenant, la priorité internationale n’est pas seulement pour son rôle dans la région, mais aussi pour échouer son acquisition des éléments d’une bombe nucléaire.Et toutes les pressions parallèles aux négociations internationales avec lui à Vienne pour limiter son influence n’ont pas atteint l’objectif souhaité, car les pressions et les sanctions n’ont pas arrêté l’intransigeance de l’Iran.