SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 December 2022, Friday |

Préoccupation occidentale quant à l’absence de réponse de l’Iran aux demandes saoudiennes concernant la présidence

Les sources diplomatiques occidentales à Beyrouth craignent que l’Iran et son allié « Hezbollah » ne répondent pas aux critères que Riyad considère comme essentiels pour choisir un nouveau président au Liban. Par conséquent, la crainte demeure toujours qu’il y ait un vide à la présidence dans le cas où il n’y aurait pas de feu vert iranien pour aller de l’avant avec un président qui possède de réelles spécifications souveraines et qui sauve la situation politique et économique dont souffre le Liban.

Le feu vert iranien dépend de la négociation du programme nucléaire avec les Etats-Unis, ainsi que des résultats du dialogue régional entre Riyad et Téhéran.

Les sources ont déclaré à « Sawt Beirut International » que les positions de chacun des pays intéressés par les affaires libanaises, notamment la présidence, sont les suivantes :

– Les Etats-Unis laissent actuellement la voie libre à la France pour intervenir, bien qu’ils aient une idée claire des candidats qui ont leur soutien, mais ils ne dévoileront pas leurs cartes pour le moment.

– La France essaie de coopérer avec les parties sur la scène libanaise afin de produire un président consensuel qui puisse sortir le Liban de sa crise et qui soit ouvert à toutes les parties sans en provoquer aucune, et qui soit capable de coopérer avec le Fonds monétaire international et de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour sauver la situation libanaise, et qui puisse rassembler les forces libanaises Cependant, selon les sources, la France n’a pas un candidat spécifique ou un nom spécifique auquel elle adhère, mais plutôt les spécifications mentionnées.

– L’Iran, qui s’accroche à toutes ses cartes dans le dossier libanais, cherche un président compatible avec sa politique et son influence au Liban, et maintiendra sa rigueur dans cette position jusqu’à ce qu’un accord international soit trouvé avec lui sur la présidence. Il n’est pas encore clair si le Liban est redevenu une priorité internationale ou s’il est encore en tête du débat international avec l’Iran. Mais il ne fait aucun doute que la France a des contacts diplomatiques avec Téhéran à cet égard, qui n’ont pas encore abouti. Elle a également des contacts avec le Hezbollah sur la prochaine étape et sur ce qui est nécessaire pour élire un nouveau président dans le délai constitutionnel.

– En ce qui concerne le Royaume d’Arabie Saoudite, il a fixé ses règles, à savoir un président de la république souverain, avec un gouvernement souverain, en plus de se concentrer sur l’application de l’ « Accord de Taëf » et l’application des résolutions internationales sur le Liban.

Jusqu’à présent, le dossier libanais n’est pas au centre des négociations de Riyad avec Téhéran, et Riyad ne le traite pas comme une carte, mais Riyad est fortement présent pour influencer la situation libanaise, et il n’acceptera pas de renoncer à ses principes à son égard.

Quant à la Russie, selon les sources, elle est préoccupée par sa guerre en Ukraine, et ne considère pas le dossier libanais comme une priorité, mais elle sympathise avec la position de son allié l’Iran, bien qu’elle affirme que l’élection présidentielle est libanaise et soutient le consensus autour de celle-ci.

    la source :
  • Sawt Beirut International