SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Quand la décision de la république sera-t-elle libérée de la domination du responsable de la guerre et de la paix !

Il était important de mentionner les contacts et les réunions, dont la plupart ont lieu au siège du « secrétaire général du Hezbollah », Hassan Nasrallah, où il rencontre les candidats à la présidence et les chefs des partis qui se trouvent dans l’orbite du Hezbollah, ou ce qu’on appelle « l’axe de la résistance », pour obtenir la confirmation de leurs candidatures au poste de la présidence, dont les clauses comprennent des éléments qui constituent des constantes fondamentales : « ne pas défier la résistance », ne pas s’opposer à ses décisions en termes de guerre et de paix, qui peuvent franchir les frontières libanaises pour défendre les alliés du Hezbollah dans plusieurs pays arabes, quelles que soient les raisons et les motifs de leur participation et d’autres questions afin qu’ils soient éligibles pour être candidats à la présidence, selon des sources informées à « Sawt Beirut International ».

Cependant, ces sources estiment que la scène actuelle de ces visites n’est plus effective sous la coupole du Parlement pour plusieurs raisons liées à l’image du « Hezbollah » à l’intérieur du Liban, parce que la carte de son expansion politique s’est atrophiée après la défaite de l’axe des représentants sunnites qui étaient un pilier du Hezbollah face à la large représentation sunnite représentée par la ligne du Premier ministre martyr Rafic Hariri et le rétrécissement du bloc de l’ancien ministre Gebran Bassil, qui se présentait comme le « protecteur des droits des chrétiens » alors qu’il possédait le plus grand bloc chrétien, qu’il a gagné certains de ses sièges grâce à son alliance avec des familles connues, notamment dans Kesrouan (ces familles se sont rapidement retirées de ce bloc dans lequel étaient réunis les membres de l’axe de la résistance). Le rôle de Bassil dans les gouvernements consiste à mettre des vetos sur certains points pour obtenir des gains, en utilisant les termes de l’alliance de Mar Mikhael au profit du « Courant Patriotique Libre ».

Aujourd’hui, les sources ajoutent que les visites de Bassil à Haret Hreik, qui ont précédé la sortie de Michel Aoun de Baabda, et qui pourraient avoir lieu plus tard, ne mèneront à aucun résultat, puisque le « Hezbollah » n’est toujours pas en mesure d’imposer son candidat pour des raisons liées aux équilibres au sein du Parlement et pour d’autres raisons concernant les 2 candidats pour le Hezbollah, l’ancien ministre Suleiman Franjieh et Bassil, qui ne divulgue pas ses projets d’avenir, après que le président Michel Aoun, ait quitté le palais de Baabda.

Les apparitions de Bassil, selon les sources, ont montré qu’il a perdu sa patience, en raison des prix élevés qu’il a payé, et les résultats ne sont pas venus selon ce qu’il souhaitait, et cela a paru clair à ceux qui ont suivi le dialogue qui a été mené avec lui sur l’une des chaînes de télévision, où son apparition a été caractérisée par des réponses de nature offensive et défensive. Le chemin politique de Bassil qu’il a suivi depuis le retour du général Aoun, et pendant sa participation au gouvernement, s’appelait l’intransigeance politique qui lui permettait de contrôler les articulations de l’Etat en raison de sa couverture pour le « Hezbollah » en tant que chrétien, et drainait la popularité du CPL pour des résultats nuls, ce qui était évident dimanche dernier lorsque les aounistes ont essayé de convertir la sortie de Aoun de Baabda en victoire.

Aujourd’hui, les Libanais ont une opportunité représentée par les représentants élus en dehors du cadre de l’axe de la résistance, qui, s’ils sont unis, peuvent apporter un président souverain qui ne partage ses décisions avec aucun axe, à condition que la décision finale pour la guerre et la paix se fasse par la voie constitutionnelle des institutions.

    la source :
  • Sawt Beirut International