SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 October 2021, Monday |

Quatre sujets seront discutés par la délégation américaine à Beyrouth demain

Dans le cadre du suivi de la situation libanaise par les États-Unis, une délégation de haut niveau dirigée par la nouvelle secrétaire d’État adjointe des États-Unis, Victoria Nuland, se rendra jeudi à Beyrouth, aux côtés du sous-secrétaire adjoint aux affaires du Moyen-Orient et de la Syrie, Ethan Goldrich, et du sous-secrétaire adjoint au Trésor pour les affaires internationales, Eric Meyer.

La visite est la première du genre après la formation du gouvernement, de sorte que la discussion avec les responsables libanais se concentrera sur des sujets liés à la coopération bilatérale et aux développements de la crise libanaise, selon des sources diplomatiques occidentales pour « Sawt Beirut International », qui est le suivant:

– Les idées américaines sur une sortie appropriée à exclure de la loi César concernant la fourniture de gaz égyptien et d’électricité jordanienne par le biais d’un financement de la Banque mondiale. L’administration a accepté de transmettre cette énergie à travers la Syrie au Liban pour des raisons humanitaires.

– S’enquérir des responsables libanais de la possibilité de reprendre les négociations sur la démarcation de la frontière maritime avec Israël et de la base sur laquelle ils se soumettront à ses négociations, après que le Liban a modifié sa vision de ses frontières maritimes d’une part et considérant que ses droits atteignent le point 29 au lieu du point 43, ce qui lui fait obtenir 2290 km. Cependant, le décret à ce sujet n’est toujours pas signé afin de le modifier et doit être signé par le Président de la République. Washington veut donc savoir sur quelle base le Liban souhaite revenir aux négociations qui sont au point mort depuis mai et à quel point c’est grave. Les négociations ont été suspendues en raison du rejet par Israël de la nouvelle position libanaise. Le 20 janvier, Washington enverra le conseiller du secrétaire d’État à l’Énergie Amos Hoxstein au Liban et en Israël pour développer une nouvelle approche de la renégociation. Hoxstein a été le premier à travailler sur le dossier de négociation indirecte parrainé par les États-Unis pour délimiter la frontière maritime il y a près de six ans.

La délégation appellera le Liban à achever les réformes économiques dès que possible en tant que point d’entrée clé pour la mise en œuvre du plan de relance avec le Fonds monétaire INTERNATIONAL. La délégation examinerait la perception du Gouvernement dans ce contexte afin d’obtenir ultérieurement un appui international.

– Informer le Liban de l’accent mis par les États-Unis sur la tenue d’élections législatives à temps. La délégation rencontrera des représentants des forces souveraines et de changement et de la société civile pour en apprendre davantage sur leurs préparatifs en vue de ce droit. La délégation informera le Liban que son administration est prête à financer les élections si le Trésor libanais continue d’être critique et incapable de les financer.

Des sources diplomatiques bien informées ont confirmé que le Liban n’approchera pas la délégation américaine sur l’offre iranienne sur l’électricité en termes d’exceptions, car il connaît très bien la position de Washington, et se rend compte qu’avant l’accord américano-iranien dans les négociations qui reprendront bientôt, sur la question nucléaire, il n’y aura pas de solution américaine aux sanctions contre l’Iran, ce qui est inévitable pour le Liban d’entrer dans un tel sujet et embarrasse sa position devant les Américains, alors qu’il cherche à se retirer de l’isolement arabe et international politiquement et économiquement.

Les sources ont noté que la visite de la délégation visait à communiquer directement au Liban les messages américains, malgré la récente libération par la France de la main de la France dans le dossier libanais. Cependant, les États-Unis n’abandonneront pas le Liban, et cela encore  dépend des résultats des élections législatives.