SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2021, Monday |

Que veut le ministre français des Affaires étrangères du Liban?

On constate ces derniers temps que le président français Emmanuel Macron s’est retiré de la mention du Liban dans la plupart de ses discours et déclarations, en plus de remettre l’intégralité du dossier libanais au ministre des Affaires étrangères, Le Drian.

La visite du ministre français à Beyrouth et les informations contradictoires sur son calendrier de réunions reflètent toutes la confusion internationale, en particulier européenne, dans les relations avec le Liban, ainsi que dans les perturbations de la vie politique dans le pays.

Et on dit que le ministre français informera Michel Aoun de la décision de sanctions européennes qui seront imposées aux responsables libanais, notamment le gel des avoirs, l’interdiction d’entrée dans les pays de l’Union européenne, ainsi que des poursuites judiciaires.

Par l’initiative française avant, la communauté internationale a exprimé son échec vis-à-vis du Liban, donc l’affaire était un désaveu américain de cette initiative, un rejet arabe du Golfe de celle-ci, et un manque de déni par la classe politique au Liban de son mépris de cette initiative française.

Si la France prend au sérieux le Liban aujourd’hui, alors elle devrait écouter les demandes du peuple libanais, et ne pas être dépendante des options du régime iranien, qui voudrait que le Liban reste comme une nouvelle boîte aux lettres dont les messages passent par le Hezbollah.

Les Libanais d’aujourd’hui ont des inquiétudes qui l’emportent sur les accords et les intérêts de certains pays, dont la France. Les Libanais craignent aujourd’hui que l’entité libanaise ne tombe dans l’abîme, car le Liban a dépassé les étapes d’un État en faillite et est devenu un État détruit. loin par l’oubli et la perte.

Le Liban est peut-être confronté à la dernière chance de rétablir quelque peu l’équilibre déséquilibré face à la milice du Hezbollah, où le coup d’État contre la légitimité s’est déroulé sans trop de résistance, et ce coup d’État s’est imposé sur la réalité des crises actuelles.

À moins que les forces libanaises rejetant l’hégémonie iranienne ne regagnent leurs rangs, le Liban se dirige à une vitesse fulgurante vers un nouveau positionnement pour devenir celui de Shahristan ou d’Astan iranien, car l’expansion perse n’a aucune limite.

Les mesures et mesures françaises contre les personnalités libanaises qui font obstacle à la formation du gouvernement reviennent à jeter des cendres dans les yeux. Le véritable obstacle est le dirigeant et non le gouverné, et le commandant et non le commandant et celui qui est en charge de la décisions et non celui qui contrôle.

Même si le gouvernement est formé sous le contrôle de la milice du Hezbollah, le déséquilibre structurel de l’État continuera, alors que le parti mène une guerre incessante contre l’État au Liban, et il est certain que ce comportement odieux est impossible à changer.