SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 January 2023, Friday |

Quel est le plan du Liban pour le retour des déplacés ?

Il y a un gros problème entre le Liban et la communauté internationale, dont le sujet est le retour des Syriens déplacés dans leurs foyers, et le Liban a élaboré un plan dans laquelle il vise à coopérer avec la communauté internationale afin d’éviter de lier leur retour à la solution syrienne globale. Et cela alors qu’il n’est pas possible de résoudre le problème des déplacés en l’absence de toute entente américano-russe à ce sujet.

Actuellement, les ambassadeurs de tous les pays sont intéressés à discuter du plan d’action établi par le Liban dans ce contexte. Alors quel est le plan et quelles sont ses dispositions ? Des sources politiques révèlent à
« Sawt Beirut International » les articles du plan, qui sont les suivants:

1- Dans un souci de transparence, de bonne gestion du dossier et de traitement scientifique et sérieux, et en raison de la présence de plusieurs doutes sur la manière de dépenser l’aide internationale liée au dossier des déplacés au Liban, nous suggérons que le HCR soit désigné avec les pays donateurs conjointement avec le pays hôte pour réaliser un examen et un audit par des organismes neutres spécialisés du mécanisme et des modalités de décaissement de l’aide accordée aux personnes déplacées à partir des fonds des pays donateurs et des contribuables de ces pays.

2- L’État libanais insiste pour échanger des informations avec la Commission et les mettre à jour périodiquement et faire correspondre la base de données des dossiers des déplacés entre les autorités libanaises compétentes et la Commission pour contrôler les mouvements d’entrée et de sortie des titulaires de cartes de déplacement en mettant l’accent sur le respect de la confidentialité de ces informations et sur le non-échange avec d’autres parties.

3- Retirer la carte de déplacement et arrêter immédiatement l’aide aux Syriens se déplaçant entre le Liban et la Syrie, en rédigeant un « accord de partage de données » entre la Sûreté générale libanaise et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés pour savoir les déplacés qui ne sont pas éligibles à la protection internationale et l’aide humanitaire en le considérant comme un acte frauduleux.

4- Dans le respect du principe de transparence dans la distribution des aides, la mise en place d’une plateforme électronique sous la tutelle du Ministère des Affaires Sociales pour collecter directement les informations et les données de toutes les personnes déplacées enregistrées et indirectement enregistré et enregistré, et sa mise à jour périodiquement.

5- Conformément au droit souverain de l’État libanais de voir les activités de la Commission au Liban, le Ministère des Affaires étrangères et des Émigrants demande à la Commission de lui fournir les listes des associations et organisations civiles, institutions locales et internationales à but non lucratif bénéficiant d’aides et de projets financés par des pays donateurs et des organisations internationales. Il s’agit de révéler son statut juridique, et de faire correspondre l’engagement de chaque association internationale ou locale aux normes de transparence et de bonne gouvernance.

6- Actualisation du Memorandum of Understanding (MOU) signé en 2003 avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés au Liban.

7- Adopter un mécanisme de travail avec le HCR identique à ce qui est suivi dans les pays voisins de la Syrie.

8. Relancer le mécanisme de rencontres périodiques entre les principaux donateurs, la Commission et le gouvernement libanais pour réfléchir au partage équitable des responsabilités et des charges et alléger le fardeau du Liban, qui s’est effondré à la suite de des causes multiples, dont la crise du déplacement.

9- Indemniser équitablement les institutions étatiques libanaises des conséquences du déplacement syrien et de ses répercussions sur l’économie locale, les infrastructures et les communautés d’accueil des déplacés afin de préserver la stabilité sociale, notamment avec l’accélération de la détérioration économique au Liban.

10- Renforcement de la coopération entre le HCR et les pays d’origine et d’accueil, auxquels le Liban n’a pas adhéré, avec l’organisation des réunions conjointes tripartites avec le Liban et la Syrie pour faciliter le retour des déplacés, en vue de la signature d’un accord-cadre entre le pays d’accueil et le pays d’origine avec le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés selon la formule convenue par les parties concernées.

11- De demander à la Commission, conformément au mandat qui lui a été confié, de promouvoir des activités de «relèvement précoce » ou de « reconstruction humanitaire » afin d’assurer un retour durable des déplacés dans leur communauté d’origine, en coopération avec les pays concernés.

12- Lancer une campagne de sensibilisation à l’intérieur des camps non officiels et des regroupements résidentiels de déplacés et au sein des municipalités pour les bénéficiaires des contributions du HCR afin de les encourager et de les aider à revenir, et de fournir les conseils et les installations nécessaires en coopération avec le HCR, en se concentrant sur la garantie de leur dignité, de leur sécurité et de leur sûreté.

13- Le HCR fournit des incitations matérielles aux déplacés pour favoriser le retour dans leur pays d’origine. Le Programme d’incitation au retour a été conçu sur la base d’expériences internationales appliquées en matière de retour des réfugiés dans leur pays d’origine.

14- En lien avec le plan de retour, œuvrer à l’augmentation du nombre de personnes déplacées bénéficiant de programmes de relocalisation vers des pays tiers.

15- Ne pas établir de nouveaux camps illégaux par le HCR et les déplacés et fermer les camps existants (6 000 camps), en particulier ceux qui causent une pollution grave et importante de l’environnement par les eaux usées, en particulier ceux situés près du fleuve Litani.

    la source :
  • Sawt Beirut International