SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 September 2022, Tuesday |

Quel est le sort du gouvernement de Mikati?

La réaction officielle du Liban aux demandes arabes et internationales pour qu’il ouvre une voie claire pour résoudre la crise avec les États du Golfe a très tardé, selon des sources diplomatiques de premier plan.

Washington et Paris attendent toujours le début d’une solution interne à la question, à commencer par la démission du ministre de l’Information Georges Kordahi, et le travail est toujours en cours, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, pour y parvenir, car s’il ne le fait pas, cela va paralyser le travail du gouvernement d’ici aux élections législatives.Selon les sources, le gouvernement deviendra ainsi similaire au gouvernement d’Hassan Diab.Et les contacts américains et français étaient et sont toujours conditionnels, de sorte que le Liban est obligé d’effectuer la démission en échange de l’acceptation par les pays du Golfe de discuter de leurs relations avec le Liban.

Les sources ont souligné que le rôle français se limite à soutenir le président Najib Mikati, dont le gouvernement a été formé avec une contribution française, et il leur convient beaucoup que ce gouvernement ne démissionne pas car l’objectif est de tenir les élections législatives. La France appelle au dialogue pour résoudre le différend avec le Golfe. Et les Américains soutiennent les Français en cela en raison de leur insistance sur la réalisation des élections.

La France, selon les sources, considère que malgré que l’allié de l’Iran au Liban n’est plus en position de force comme il y a des années, Paris compte sur son recours pour finalement ne pas s’opposer à la démission de Kordahi.La France est bien consciente qu’un certain nombre de partis libanais la tiennent pour responsable de la formation d’un tel gouvernement qui peut être affaibli par l’équipe la plus influente à tout moment.Et si un véritable gouvernement de spécialistes avait été formé, ce gouvernement n’aurait pas répondu aux volontés obstructives, et il aurait su résister aux défis politiques et aurait obtenu le soutien du Golfe.Par conséquent, la France se trouve, selon les sources, l’une des plus touchées par le règlement qui a eu lieu. Elle est déçue de la capacité du gouvernement de Mikati à arrêter les différentes divisions et effondrements.Ce qui soulève des questions sur la faisabilité de sa composition et les quotas partisans clairs qui sont apparus au public avec le rejet par le duo chiite du juge Tarek Al-Bitar.Et maintenant, les quotas sont réapparus face à la crise du Golfe. Tout cela met-il en péril le projet de la France au Liban?

Selon les sources, il faut s’arrêter aux points suivants:

– L’Elysée s’inquiète du fait que le président Macron n’ait pas réussi à assurer le plein soutien du gouvernement quant à son efficacité. Et ce qu’il est possible de faire, c’est de le poursuivre jusqu’aux élections législatives, même si cela ne peut pas résoudre les grands problèmes du peuple libanais.

-Inquiétude quant à la capacité du gouvernement à prendre toute décision concernant les mesures requises par le Fonds monétaire international.

– Il existe des doutes français sur la volonté de certains partis influents de saboter les élections législatives, après l’annonce des résultats des élections irakiennes. Des doutes portent également sur la volonté de saboter l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth par ces partis.

-La France a constaté que le Liban est devenu plus que jamais lié à la crise de la région, et c’est ce qui le met davantage en danger. Des efforts sont censés être faits pour le ramener sur la carte arabe, et pour ne pas lui maintenir en otage de l’Iran, qui manœuvre toujours pour entamer des négociations sérieuses avec les pays sur son programme nucléaire en échange de la levée du blocus politique et économique.