SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

Qu’est-ce qui se cache derrière le mouvement iranien vers la Syrie et le Liban ?

Dès que les fuites médiatiques sur le retour de l’ambassadeur saoudien au Liban, Walid al-Bukhari, ont occupé le devant de l’actualité en raison de son importance qui pourrait relancer le Liban et qui pourrait entraîner le retour des ambassadeurs des pays arabes du Golfe, les journalistes ont commencé à évoquer de multiples scénarios. Certains l’ont lié aux résultats des négociations de Vienne, qui sont soumises à de nombreux obstacles sous la pression iranienne pour accélérer la conclusion de cet accord malgré les conditions posées par la Russie pour tenter de faire face aux pressions auxquelles elle est exposée après avoir été assiégée économiquement par les États-Unis et les pays de l’Union européenne, en plus de l’incapacité de l’armée russe à obtenir des résultats en Ukraine malgré la politique d’un grand nombre de raids et de missiles, d’autant plus que le facteur temps n’est plus en sa faveur, après environ un mois depuis le début de l’attaque et les sanctions qui paralysent l’économie russe et font pression sur le cercle des hommes d’affaires et même des fonctionnaires du président russe.

Cette situation que connaît la Russie, ses répercussions dépassent le cercle qui l’entoure géographiquement pour atteindre ses zones d’influence et de contrôle en Syrie notamment, sa forteresse qu’elle a renforcée par d’énormes bases militaires et qu’elle ne permettra pas de perdre et de partager avec Téhéran et ses milices.

A la lumière des développements des événements ukrainiens et de la tentative d’Al-Assad de se déplacer, profitant de la préoccupation de Poutine avec sa crise interne, pour se diriger vers les pays du Golfe arabe à travers sa visite aux Emirats arabes unis, qui a suscité beaucoup de controverses et de fuites sur une rencontre qu’il a eue avec un haut responsable israélien, et cette affaire pousse Téhéran à agir. La visite du ministre iranien des Affaires étrangères Hussein Amir Abdullahian en Syrie avait pour but de s’informer des mouvements d’Assad et de faire pression sur lui pour qu’il n’échappe pas à l’emprise iranienne, d’autant plus que le temps est devenu disponible en l’absence du parrain russe.

Puis il s’est rendu directement au Liban, l’arène la plus forte et la plus solide pour Téhéran, dans laquelle l’Iran dispose d’une liberté de décision, même s’il porte le titre d’aide au Liban dans le domaine de l’énergie, mais les rencontres qui l’ont réuni avec le Mouvement « Hamas » et bien sûr le Secrétaire Général du « Hezbollah » Hassan Nasrallah et avec le Président de la Chambre des Représentants, qui a duré une heure, a indiqué que la République Islamique essayait de rassembler la situation de ses alliés et de ses armes par crainte de tout développement négatif dans le dossier nucléaire iranien.

D’après ce que nous avons mentionné, il est possible de placer la visite d’Abdullahian dans le cadre des positions de coordination pour faire face à l’évolution des dossiers susmentionnés et, bien sûr, du dossier libanais, qui a commencé à perturber le « Hezbollah » en raison des élections législatives et de la perte de la majorité garante pour compléter son emprise sur le pouvoir à la suite de ces élections, surtout depuis le retour des ambassadeurs arabes si cela se produit, ce qui a été accompagné par le silence du Hezbollah.

    la source :
  • Sawt Beirut International