SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 October 2022, Thursday |

Qui succèdera à la présidence du Conseil des ministres arabes au Liban…l’Égypte ou la Libye ?

L’agression israélienne contre Gaza va jeter une ombre sur la 157e session ordinaire de la Ligue des États arabes, qui se tiendra début septembre prochain. Le Liban, qui en est désormais le président, a condamné cette agression pendant que les préparatifs sont en cours pour les points de recherche qui seront abordés dans le cours. Mais le principal mérite est de savoir comment le Liban a cédé sa présidence à la Libye.

Des sources diplomatiques arabes révèlent à « Sawt Beirut International » qu’il y a un obstacle à la passation de la présidence de la session à la Libye, car le problème réside dans les Libyens et non dans le Liban ou la Ligue.

Autant la situation libyenne fragmentée empêche ce pays d’assumer la présidence de la session, autant la question est de savoir qui prendra la relève en Libye du Liban et quelle est l’autorité qui devrait le faire parce qu’il y a des réserves des parties arabes sur la ministre libyenne des affaires étrangères et son gouvernement, ce qui entrave la passation.

Lorsque la réunion consultative arabe s’est tenue au niveau du ministère des Affaires étrangères le 2 juillet dernier à Beyrouth, le président du Parlement Nabih Berri a refusé la présence du ministre libyen des Affaires étrangères au Liban pour participer à la réunion, qui seul a pu obtenir un visa d’entrée au Liban, sans le reste des membres de la délégation qui l’accompagnait.

En même temps, l’Égypte avait des réserves quant à la participation libyenne à la réunion, car elle considère que la ministre des Affaires étrangères ne représente pas la légitimité car elle fait partie du gouvernement intérimaire et qu’elle n’a pas encore formé de nouveau gouvernement. Les intérêts de Berri ont rencontré les Égyptiens en refusant la présence du ministre libyen et en limitant la représentation au représentant permanent à l’université.

La question est de savoir si les Égyptiens accepteront que le ministre libyen succède au Liban à la présidence du Conseil ministériel ?

Parmi les idées avancées pour sortir de cette crise figure la prise en charge par l’Egypte de la présidence, qui succède à la Libye par ordre alphabétique, selon le système suivi dans la succession des présidences. La Libye conservant son droit en matière après un certain temps.

À la lumière de la situation libyenne divisée, il y a des doutes quant à l’acceptation de la présidence par l’Égypte et certains pays arabes, notant que l’Égypte n’a pas encore fait ses préparatifs pour assumer la présidence.

Par conséquent, des contacts arabes intensifs ont lieu pour trouver une solution, d’autant plus que la fragmentation arabe dans un certain nombre de pays approfondira son impact sur la Ligue arabe.

    la source :
  • Sawt Beirut International