SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Rafic Hariri est un homme plus grand que son pays

En ce jour anniversaire du martyre d’un grand homme de mon pays, les mots manquent pour exprimer le statut de ce géant, de cette personnalité dont dépendaient le Liban et son peuple, Rafic Hariri, l’homme exceptionnel dans un pays exceptionnel qui préoccupe les gens. Il était la sécurité, l’espoir, le présent et le futur, il était tout. C’était un homme qui a aimé son pays jusqu’à ce qu’il soit martyrisé.

Rafic Hariri était aimé par tout le monde. Il est un père, un frère, un ami. En fait, il était un compagnon pour tous ceux qui le connaissaient ou ne le connaissaient pas. Il était celui qui disait : « Personne n’est plus grand que son pays ». Mais après son martyre, nous avons confirmé qu’il était plus grand que le Liban. Il a porté le souci du Liban et a voyagé d’une capitale à l’autre et d’un forum international à l’autre sans s’ennuyer, sans se fatiguer, sans même se fatiguer, afin de remettre son pays sur la carte des grands pays.

Il admirait Mahathir Mohammad, ainsi que le cheikh Mohammad bin Rashid Al Maktoum, et tous ceux qui construisaient et préparaient l’avenir. Il était celui qui utilisait ses relations, sa richesse et sa vie pour le bien du Liban. C’est lui qui a éduqué les gens et qui a construit le Liban. Oui, Rafic Hariri, avec son assassinat, la patrie a été assassinée. Il est parti comme un martyr, et les responsables ici ont conduit le peuple libanais opprimé au fond de l’enfer.

Le 14 février 2005 n’est pas seulement un jour de commémoration. Chaque jour est un jour de votre souvenir, et dans chaque chemin que nous empruntons il y a vos traces, et dans chaque service essentiel que nous perdons, nous nous souvenons de Rafic Hariri, comme dans chaque hôpital, chaque édifice éducatif, culturel et de service il y a Rafic Hariri, cet homme qui ne connaissait pas de place pour le désespoir dans son dictionnaire, parce qu’il considérait qu’à chaque nouvelle aube il y a un nouvel espoir.

Oui, ils t’ont tué pour tuer l’espoir et l’avenir et tout est beau. Je n’oublierai pas et n’oublierai pas combien votre visage était triste le dimanche soir 13 février, la nuit de votre assassinat à Koraytem. Vous restez seul pendant plus d’une heure dans votre bureau à attendre l’arrivée de votre compagnon, le martyr Basil Fleihan, qui revient d’une visite à l’étranger. Comment pouvons-nous oublier les menaces qui ont été dirigées contre vous quelques jours avant votre assassinat ?

Monsieur le Président, le Liban ne va pas bien, et Beyrouth, votre aimée est opprimée et sombre, gémit comme le peuple qui souffre. Que vous dire de nos conditions après votre assassinat ? Devons-nous vous dire que notre jeunesse, sur laquelle vous fondiez des espoirs, porte aujourd’hui ses sacs à la recherche d’un pays alternatif sûr ? Devons-nous vous décrire l’enfer qui nous a brûlés, nous et le pays, ou votre secte marginalisée, ou l’isolement international dans lequel nous vivons, ou nos conditions de vie, sociales et économiques et notre passage du bien-être à la faim, de la sécurité et de la stabilité au chaos et à la dévastation ?

Désolé, Monsieur le Président, la liste des souffrances est longue, et grâce à Dieu, vous avez fermé les yeux en tant que martyr avant de voir la destruction de tout ce que vous avez travaillé à construire.

    la source :
  • Sawt Beirut International