SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2022, Thursday |

Sources de la présidence à « Sawt Beirut International » : le Liban doit discuter avec les Américains de leur proposition concernant la démarcation

Les sources de la Présidence de la République révèlent à « Sawt Beirut International » qu’elles ont été informées de la volonté du médiateur américain, Amos Hochstein, de venir au Liban pour reprendre sa médiation sur la négociation de la délimitation des frontières maritimes entre le Liban et Israël.

Il révèle également que le Liban n’a pas encore répondu à la proposition américaine concernant la démarcation, car il doit discuter avec les Américains des points mentionnés dans la proposition américaine, car le Liban ne peut pas se passer du champ de Qana, et il n’est pas prêt d’accepter de s’en procurer la moitié.

Les sources ont indiqués que le Liban adhère à la ligne 29 dans le sens de la négociation, mais en fait Israël n’accepte pas que les frontières maritimes du Liban soient sur cette ligne.

Toutes les parties concernées par le dossier des négociations sur la démarcation de la frontière maritime entre le Liban et Israël attendent la date et le contenu de la réponse libanaise à la proposition américaine sur cette question, qui a été communiquée au Liban par le médiateur américain pour la démarcation, Amos Hochstein, il y a environ 4 mois.

Le Liban a évité de répondre avant les élections législatives, afin que cette réponse ne soit pas utilisée dans les campagnes électorales et sème la confusion.

Cependant, contrairement à la position du pouvoir, le duo chiite a délibérément utilisé la question des forages en mer dans leur campagne électorale parlementaire. Et il a publié une série de positions croissantes concernant la médiation américaine, en lui donnant un préavis d’un mois, sinon le Liban commencera à creuser. Le Hezbollah a également menacé de marcher sur tout navire travaillant pour Israël lors de tout forage dans la zone contestée.

Or, après l’arrivée du navire d’exploration « Energy Power » dans le champ « Karesh », les négociations sur la délimitation reprennent le dessus, après une véritable impasse qui a pris le contrôle du dossier.

Maintenant que les élections sont terminées et que le Liban est censé régler ses affaires et réagir rapidement, d’autant plus que Washington attend cette réponse, et qu’il est toujours enthousiaste à l’idée de surmonter les obstacles à l’exploration pétrolière et gazière en mer libanaise, en raison de sa position positive répercussions sur la situation financière et économique de l’État et des Libanais, ceci est confirmé par des sources diplomatiques occidentales à « Sawt Beirut International ».

La réponse libanaise doit être le résultat d’une synthèse des opinions des partis et courants politiques libanais à la lumière des résultats des élections, afin que ces forces aient leur voix, et que la majorité précédente ne contrôle pas la réponse.

Les sources soulignent que le parti anticipait la réponse officielle libanaise et cherchait à établir une nouvelle base d’engagement qui traitait de la protection du gaz dans les eaux territoriales, et qu’il y avait un rôle, en travaillant notamment pour bénéficier de son surplus de puissance pour pousser Israël à céder au Liban.

Les sources ont noté que les positions que le Liban avait précédemment prises concernant le dossier de la démarcation sont plus politiques que techniques. Elle est généralement associée au mépris ou à l’échec du Hezbollah sur certains points, tout dépend de la situation régionale et du déroulement de la négociation américano-iranienne sur le retour à l’accord nucléaire. Si la négociation est facile, la partie néglige certaines conditions. Mais lorsque les négociations ont fini par vaciller, il a recommencé en élevant les conditions au premier plan.

C’est ce qui s’est passé alors que les négociations faisaient rage entre Washington et Téhéran : le Liban a retiré la ligne de démarcation des 29 et l’a considérée comme une ligne de négociation. Maintenant, lorsque les négociations ont échoué, le Liban est revenu pour exiger les négociations de Naqoura sur le cadre général approuvé précédemment par le président du Parlement, Nabih Berri. Les réclamations de la ligne 29 sont également retournées.

Le dossier de la démarcation pénétrera-t-il la pierre d’achoppement des négociations de Vienne ? Ou les priorités internationales sont-elles ailleurs, et l’impasse continuera-t-elle à dominer la situation internationale-régionale ? L’agenda du parti restera-t-il maître de la décision libanaise, ou le pouvoir prendra-t-il en considération, dans sa réponse aux Américains, la nouvelle majorité, surtout si cette majorité s’unit et parce que l’enjeu est crucial ?