SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

Sources diplomatiques pour « Sawt Beirut International » : Après la récusation de Hariri, il y a quatre pistes possibles

Après le renoncement du Premier ministre Saad Hariri à la formation du gouvernement, on peut s’attendre à l’une des quatre pistes possibles qui suivront cette étape, selon des sources diplomatiques qui ont accompagné les efforts du formation pour « Sawt Beirut International ». Ces pistes sont :

-La possibilité d’une voie classique, c’est-à-dire la fixation d’une date pour des consultations parlementaires contraignantes, et celui qui recueille la majorité des voix est désigné pour former un gouvernement.

– La possibilité d’une solidarité des autres partis avec la position de Hariri en ne nommant ni ne couvrant personne.

– Dans le cas où aucun résultat n’est atteint dans les deux voies mentionnées, on peut s’attendre à ce que le gouvernement démissionnaire du président Hassan Diab soit remis à flot, de sorte que les positions internationales qui l’ont exigé seront mises à profit lorsque la formation achoppera, surtout dans la dernière étape, afin que ce gouvernement puisse organiser des élections parlementaires au printemps prochain.

-Quant à la quatrième piste, incontournable, le gouvernement Diab déclare l’état d’urgence. La question est de savoir si elle peut vraiment le faire.

Cela se passe au niveau interne. Quant aux niveaux arabe et international, des tentatives vigoureuses ont été faites qui n’ont abouti à aucun résultat. Sur le plan international, on s’est intéressé à la question humanitaire, de la part des Français ou du Vatican, ainsi que des Américains, et ce à travers l’armée et la société civile. Paris a proposé l’idée d’envoyer un groupe de sécurité français organisé pour superviser la distribution de l’aide et l’accompagner depuis la France, mais elle s’est heurtée à une opposition.

Dans l’éventualité d’un chaos interne, les orientations concernant le recours au Conseil de sécurité existent. Il y a le scénario où les Libanais demandent au Conseil d’accorder plus d’attention au Liban, et à la force « FINUL » de jouer un rôle dans l’aide à la population. Tout nouveau rôle pour cette force nécessite un accord russo-chinois, car Moscou et Pékin risquent de ne pas donner suite à une telle proposition.

Il y a aussi un autre scénario, qui est celui d’une tutelle directe du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Liban, sur la base du fait que le Liban est devenu un Etat en faillite, et que ce conseil est censé déclarer sa tutelle sur lui, mais ce n’est pas une chose facile.

Et il y a un autre scénario, dans lequel on profite d’une invention française qui a été réalisée auparavant dans un pays africain. L’inventeur de cette invention est l’ancien ministre des Affaires étrangères Bernard Kosher, il s’agit du « devoir d’intervention humanitaire » pour protéger les peuples en grand danger. Et grâce à cette innovation, un pays est autorisé à intervenir dans un autre pays sans décision du Conseil de sécurité et à y envoyer des armées. La cause de la famine pourrait être un catalyseur pour une intervention de ce type. Les sources doutent de la possibilité que les Libanais acceptent l’arrivée des forces multilatérales à des fins humanitaires.

Et il reste que l’espoir existe d’un accord sur une figure neutre et des consultations pour produire un gouvernement neutre. Et à travers ce qui s’est passé, les sources affirment qu’il n’y a pas d’équipe gagnante. Les sources soulignent qu’il est difficile pour les Libanais de continuer à accepter que les fonctionnaires invoquent des mesures de « rapiéçage » dans la vie quotidienne afin de continuer à faire de l’obstruction.