SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 May 2022, Wednesday |

Stagnation totale de la politique de Washington envers le Liban…

La politique américaine envers le Liban à ce stade est dominée par une stagnation totale. La raison n’est pas seulement due aux priorités de l’administration américaine qui sont la guerre contre l’Ukraine et l’accord nucléaire avec l’Iran, mais aussi à la nécessité d’attendre l’issue du dossier libanais à la lumière des élections législatives qui auront lieu dans moins de deux semaines.

Selon les données diplomatiques de « Sawt Beirut International », l’administration américaine est devenue réaliste dans son approche de la situation libanaise, et elle est bien consciente que les élections ne conduiront pas à un changement fondamental. Mais elle compte sur le fait que si un important bloc parlementaire souverain se forme à la suite des élections, et l’alliance des souverains seront une affaire prometteuse dans le travail représentatif et de changement qui est censé être attendu des élections.Cette alliance, sur laquelle s’appuie l’administration, peut faire la différence dans la conduite du changement. Cela constitue un pari américain et dans une large mesure saoudien.Par conséquent, les États-Unis attendent les résultats des élections législatives pour s’appuyer sur les résultats. Mais en même temps, Washington appelle à des élections libres et équitables sous surveillance internationale.

Des sources diplomatiques s’inquiètent de l’évolution des choses après les élections. Comme il y a une ambiguïté totale autour de la période après le 15 mai et de l’interaction internationale avec le Liban.La victoire de l’équipe politique traditionnelle avec la nouvelle permettra aux forces internationales de suivre plus facilement le rythme du dossier libanais. Mais toute victoire d’autres puissances affiliées à l’Iran pourrait conduire à une situation tendue, surtout si l’attente de l’accord nucléaire entre Washington et Téhéran se prolonge. Car durant cette période d’attente, les axes resteront intenses à l’intérieur du Liban. La crainte reste prédominante d’une crise économique et politique plus importante, notamment en s’efforçant d’entraver la formation d’un nouveau gouvernement, et l’obstruction des plans de sauvetage qui nécessitent une coopération avec le FMI, qui attend que le gouvernement post-électoral signe enfin l’accord avec le Liban. Le prochain gouvernement devrait également réaliser des réformes, afin que le Liban puisse obtenir des financements du Fonds et de « CEDRE ».

Cependant, si l’entente américano-iranienne est conclue, on s’attend à ce que l’arène libanaise se calme en arrangeant la situation de manière à ce que l’Iran ne dérange pas les États-Unis. La pression iranienne s’atténuera dans le cadre de l’évitement des intérêts de gestion du dossier libanais.

En ce moment, dans les conditions à venir, avec ou sans accord américano-iranien, le Liban doit renforcer l’autorité de l’État et adhérer aux résolutions internationales qui préservent sa souveraineté, son indépendance et sa stabilité, afin qu’aucune entente extérieure ne se fasse à ses dépens. Et les sources notent que le Liban oscille entre les points internationaux et régionaux en prévision de la prochaine étape extérieure et son l’ampleur sur lui et cela en ce qui concerne le choix d’un nouveau président de la République, ou en ce qui concerne la prise de position claire sur la démarcation des frontières maritimes avec Israël.

    la source :
  • Sawt Beirut International