SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Un accord international décisif : Aoun ne restera pas une minute après la fin de son mandat

Des sources diplomatiques occidentales ont noté que jusqu’à présent, les Américains n’ont émis aucune position ou commentaire officiel sur le geste du président français Emmanuel Macron dans les pays du Golfe concernant le Liban, ni sur l’étendue de la coordination française avec eux dans ce domaine. L’achèvement par le Liban de la mise en œuvre des résolutions internationales est une exigence américaine permanente, car si Washington veut accroître la responsabilité du Liban à cet égard, il peut le faire.

Cependant, les sources confirment à « Sawt Beirut International » que la coordination américano-française sur la situation au Liban est présente et irréversible, et il y a un feu vert américain pour que les Français fassent des efforts internationaux et arabes pour établir un certain niveau de consensus interne pour passer cette étape, et dans tous les cas la politique française rencontre la politique américaine sur le Liban dans deux questions principales, selon les sources :

La première question est de soutenir le gouvernement du Premier ministre Najib Mikati en partant du principe qu’il n’y a pas d’alternative à cela, donc on le soutient. Ils sont prêts à le soutenir davantage en espérant qu’il sera capable de contrôler la situation et de parvenir à un dialogue interne. Ils sont conscients que la situation au Liban n’est pas à cent pour cent sous le contrôle du gouvernement, et ils comprennent qu’une partie sur le terrain, qui est le « Hezbollah », est en contrôle, et ils sont en conflit avec elle. L’administration américaine actuelle a poursuivi la politique de l’administration précédente, mais avec des normes moins élevées, car elle peut faire preuve de réalisme, mais elle adopte une politique de soutien au gouvernement.

La deuxième question est l’attente du résultat des négociations internationales avec l’Iran sur son programme nucléaire, et ce que cela va refléter sur les dossiers de la région, y compris le dossier libanais. Dans l’intervalle, les deux parties se concentrent sur la stabilité et la stabilisation de ce climat, ainsi que sur la tenue des élections parlementaires à temps, au moins comme point de changement. Ainsi, la stabilité est un titre commun entre les deux parties.

Et grâce aux contacts franco-américains, il apparaît clairement que la première étape attendue pour le Liban est la tenue des élections parlementaires dans les temps, et il y a de grandes pressions pour qu’elles aient lieu car elles constituent le début d’un changement politique, dans un contexte de pression intense sur le Hezbollah et de travail pour mettre fin à son rôle militaire. Toutefois, la prochaine étape est l’accord final entre le Liban et le Fonds monétaire international, et les réformes seront lancées par la suite. Quant à l’étape suivante, c’est l’accent mis par la communauté internationale sur l’achèvement des élections présidentielles, même si elles n’ont pas eu lieu au moment exact, mais il y a un accord international et avec la Russie également, que le président Michel Aoun ne restera pas une seule minute dans le palais de Baabda après la fin de son mandat, et cette question est réglée.

Par conséquent, cela implique une position internationale et arabe selon laquelle il n’y a pas d’aide sérieuse au Liban ni de solutions radicales à ce problème avant la fin de l’ère Aoun. La seule chose sur laquelle la communauté internationale se concentre d’ici la fin de cette ère, ce sont les élections parlementaires, où des sanctions seront imposées à toutes les personnalités qui ont l’intention d’y faire obstacle.