SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Un chaos non créatif

Le pays est dans un chaos non créatif. Le gouvernement tient une session exceptionnelle, aucun de ses résultats n’est compris:

Sa séance devait réunir le président du Conseil supérieur de la magistrature, le procureur général de cassation et le chef de l’inspection judiciaire, pour évoquer la question du problème entre le juge Ghada Aoun et le secteur bancaire.

Une question se pose: Et si le Conseil des ministres ne s’était pas réuni, que se serait-il passé? Pratiquement rien!

Parmi les signes du « chaos non créatif »: Le Mouvement patriotique libre tient le gouvernement libanais pour responsable du chaos financier dû au ralentissement de l’approbation du plan de redressement financier.

Comme si le Mouvement patriotique libre ne faisait pas partie du gouvernement et avait plus d’un portefeuille souverain et de service. En l’accusant, c’est comme s’il s’accusait lui-même!

L’un des signes du «chaos non créatif» est qu’un ministre annule une décision du conseil des ministres, prise à l’unanimité. Le Conseil des ministres décide de démolir les silos du port à la suite de l’explosion du port. Le ministre de la Culture décide d’annuler la décision et d’empêcher la démolition car les silos sont considérés comme un « repère touristique ».

La question est: Jusqu’où peut aller ce chaos non créatif? Mais comment sortir de ce chaos non créatif?

La réponse réaliste est qu’il n’y a pas d’issue à ce problème, avant les élections législatives, car ce n’est qu’à travers elles que les dimensions politiques des personnalités apparaissent telles qu’elles sont.

D’aujourd’hui jusqu’à cette date, moins de deux mois, le processus de confusion et de chaos se poursuivra, dans l’attente d’une nouvelle détérioration, en l’absence de tout contrôle politique.

Si des divergences existent et persistent au sein du Conseil des ministres, comment parier sur la stabilité en dehors de celui-ci?

Sur cette base, le Liban ne connaîtra pas la stabilité, avant le 15 mai prochain, date des élections législatives, et tout le reste, se sont des mots dans l’air.