SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 May 2022, Tuesday |

Un conflit autoritaire israélien et le Palestinien est le perdant

Avec la nouvelle du journal américain « Los Angeles Times » révélant une réunion secrète le 25 mai dernier à Jérusalem entre le Secrétaire d’Etat américain Anthony Blinken et le chef de la nouvelle coalition gouvernementale en Israël, Yair Lapid, pour coordonner entre les deux partis afin d’évincer l’actuel Premier Ministre Benjamin Netanyahu, qui est devenu un véritable casse-tête pour les politiciens américains. À moins que ce dernier n’anticipe la tentative de le destituer par des mesures dramatiques qui bouleverseront la situation dans la région, en lançant une campagne violente contre la nouvelle administration démocratique dont le prétexte était la volonté de l’administration de relancer l’accord nucléaire avec l’ennemi iranien, en le mettant dans le même panier que les ayatollahs et les dirigeants des Frères musulmans de Gaza au point de menacer l’existence d’Israël. En interne, il recrute des membres de son parti « Likoud » et du camp qui le soutient en Israël pour faire pression sur les membres de droite de la Knesset afin qu’ils ne votent pas pour la nouvelle coalition, qu’il qualifie de « gauche dangereuse », dans le but de perdre le quorum requis des deux tiers. Il a également joué sur la distinction entre les composantes de la coalition lorsqu’il a accusé Bennett de « vendre le Néguev à la Liste arabe unie ».

Les opposants de Netanyahou à la Knesset tentent d’organiser une session pour remplacer le président du Parlement Yariv Levin, affilié au Likoud, car ils craignent qu’il ne repousse la session de vote après dix jours.
Netanyahou pourrait prendre des décisions dangereuses comme frapper les capacités nucléaires de l’Iran (les réacteurs de Bushehr et d’Arak et les deux installations nucléaires et d’enrichissement de Natanz et Fordow) pour : imposer le maintien de son gouvernement en tant que gouvernement de guerre, saboter les efforts en cours pour l’écarter du pouvoir, saboter les négociations de Genève, avec de nombreux doutes qu’Israël et ses services de renseignement soient derrière la récente intensification des attaques contre les installations de l’Iran Et ses alliés, comme la destruction du réacteur nucléaire syrien Al-Kibar, la saisie des archives nucléaires de l’Iran, l’assassinat de scientifiques atomiques arabes et irakiens responsables du dossier nucléaire irakien, et la réalisation d’attaques électroniques contre des réacteurs iraniens, dont l’une a provoqué un incendie et une explosion dans l’installation de Natanz, qui avait déjà été visée par le virus Stuxnet et a détruit un millier de dispositifs, ainsi que l’assassinat de six scientifiques nucléaires iraniens et la blessure grave d’un septième. De plus, on soupçonne depuis peu qu’elle a coulé le navire « Khark » de la marine iranienne, qui est utilisé pour le renseignement et la surveillance des signaux, dans le golfe d’Oman, près du détroit d’Ormuz.

Avec le début de l’échec des négociations américano-iraniennes à Genève et l’escalade des appels au sein des États-Unis, pour renverser le régime iranien, par le peuple iranien, en soutenant la fourniture d’un accès Internet à domicile et en créant un fonds pour soutenir la grève des travailleurs, Et un fonds pour soutenir les dissidents, considérant que les négociations avec l’Iran prolongent la vie de son régime et tarifent la menace nucléaire iranienne, comme l’a dit le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan, et augmentent son maintien en tant que premier État parrain du terrorisme au monde, considérant que le renversement du régime iranien éliminera son programme de missiles balistiques et apaisera les tensions régionales, Il permet de se concentrer sur le défi chinois et n’exige pas des États-Unis qu’ils s’engagent dans une guerre mais seulement qu’ils maintiennent les sanctions contre l’Iran et ses responsables, et un soutien maximal au peuple iranien.

Compte tenu de tout ce qui précède, Netanyahou, afin de préserver son pouvoir et non parce qu’il voit un danger pour l’existence d’Israël comme il le prétend, prendra-t-il une mesure folle que seul un dirigeant israélien peut prendre envers les « puissants américains » avec le soutien du pouvoir du « lobby sioniste » qui détient de nombreuses pressions financières et politiques aux États-Unis, une mesure qui soit ramènera Israël au devant de la scène des pays de la région, soit poussera les relations américano-israéliennes vers un précipice qu’elles n’ont jamais atteint auparavant? ou le sens du réalisme, le poussera à quitter le bureau du premier ministre déçu et à laisser la place à un gouvernement qui ne sera pas moins sanglant que lui à l’égard des Palestiniens propriétaires de terres ?