SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 January 2022, Monday |

Un état de « panique » domine l’ensemble du système au pouvoir à l’approche des élections

Au moment où la monnaie nationale libanaise s’effondre face au dollar américain, les responsables libanais s’efforcent de lancer des accusations dans un seul et unique but, qui est de préserver leurs sièges sous la coupole du Parlement, qui s’est transformé en une arène de lutte pour les gains entre les blocs parlementaires, même s’ils y étaient en partenariat permanent. L’objectif est de prendre en charge les voix des Libanais, et les intérêts immédiats sont maintenant de surmonter leurs différences stratégiques.

Une source informée voit dans une interview avec « Sawt Beirut International » que la scène électorale, est en avance sur tous les dilemmes qui ont mis le Liban, son peuple et ses institutions dans une mort clinique … le « duo chiite » est en lutte pour renverser le juge d’instruction judiciaire dans le port de Beyrouth, Tarek Bitar, et il utilise le cas de Bitar comme condition pour retourner à la table du cabinet à un moment où le président Najib Mikati promet la reprise des sessions du gouvernement mais sans aucun effet car il n’a pas la capacité de résoudre ses problèmes.

De plus, Aoun et Bassil traitent différemment les deux parties de « duo chiite ». Ils expriment ses sentiments d’amour et de confiance envers son allié « Hezbollah » et son secrétaire général, Hassan Nasrallah à travers l’ « Accord de Mar Mikhael », qui n’incluait pas le « Mouvement Amal » qui met des bâtons dans les roues de ses ambitions, dont la plus importante est la présidence à travers le soutien du président Nabih Berri à l’ancien ministre Suleiman Franjieh d’une part, et les nominations dans les administrations et institutions publiques d’autre part, sans oublier le dossier du ministère de l’énergie.

Aussi, la source a ajouté : « Tout le monde est dans un état de « panique », et le « Hezbollah » n’y échappera pas, surtout dans les sièges dominés par les chrétiens, notamment à Jbeil. La perte de ce siège sera la responsabilité du « Courant patriotique libre », qui a redoublé d’efforts après avoir perdu son recours contre la loi électorale. »

En conclusion, la source estime que le ministre Bassil proposera de nombreuses solutions, bien qu’il soit impossible que le plus grand bloc chrétien revienne vers lui, et la tentative de réconciliation avec l’ancien ministre Suleiman Franjieh est pleine de risques, et si elle se produit, elle sera temporaire pour dépasser les élections parlementaires.