SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 January 2023, Saturday |

Un haut responsable américain se rendra à Beyrouth au début de l’année prochaine

Les sources diplomatiques occidentales à Beyrouth ne nient pas que la visite au Liban du sous-secrétaire d’État adjoint américain au Bureau des affaires du Proche-Orient pour la Syrie et le Levant, Ethan Goldrich, est liée à la question de la présidence.

Cette question n’était pas la seule question à l’ordre du jour de sa visite, d’autant plus que l’administration américaine n’a pas encore arrêté sa position sur le calendrier de l’achèvement de l’élection présidentielle et la présence d’un président du Liban. Bien qu’il ait fourni des spécifications précises pour le prochain président, il ne sera pas facile de s’en écarter malgré les perturbations qui affectent les sessions parlementaires pour l’élection.

Les sources indiquent à « Sawt Beirut International » qu’il y a une différence dans le niveau de poussée américaine vers l’accord de démarcation maritime avec Israël, qui a été conclu, et le niveau de poussée vers l’élection d’un président de la République, en termes de temps mort pour atteindre un président sans connaître l’horizon temporel pour cela, ou l’horizon politique, car l’identité de tout président et ses spécifications ont une signification par rapport au cours de la situation libanaise. Soit le président gère la crise, soit il vient apporter les solutions économiques et politiques nécessaires, et rééquilibrer les positions du Liban en matière de politique intérieure et étrangère.

Par conséquent, l’administration américaine ne semble pas pressée, car l’envoyé américain tient des réunions au Liban avec le peuple du gouvernement, avec des représentants de la société civile, ainsi que des réunions internes à l’ambassade des États-Unis à Beyrouth, et il insistera sur l’importance d’un consensus interne pour élire un nouveau président de la République et sur l’importance d’achever le programme de réforme afin que la communauté internationale puisse commencer à soutenir le Liban de manière substantielle parallèlement à l’élection d’un nouveau président et à la formation d’un nouveau gouvernement.

Après son retour à Washington, Goldrich présentera un rapport détaillé sur les résultats de ses consultations au Liban et explorera ses développements politiques et économiques et toutes ses conditions sur le terrain, y compris la situation des Syriens déplacés et la position du Liban sur la continuité de cet asile. À la lumière de son rapport, l’administration enverra un haut fonctionnaire à Beyrouth au début de la nouvelle année 2023.

Jusqu’à ce que le moment soit venu de réagir internationalement et régionalement sur le dossier présidentiel, l’administration américaine s’accroche toujours à un président souverain qui a un plan d’action économique et une ligne ouverte avec Washington, mais lorsque les négociations commenceront à ce sujet, l’administration pourra accepter un président qui ne s’aliène pas les Américains, ne s’oppose pas à eux ou ne les provoque pas, et est ouvert à la coordination avec eux. Il acceptera un président dit « centriste », capable de « rassembler les Libanais » et de les sortir de la situation difficile dans laquelle ils se trouvent sous le titre général de l’inévitable coopération avec le Fonds monétaire international.

    la source :
  • Sawt Beirut International