SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Un horizon politique électoral..Sur quelles élections comptez-vous?

Certes, la relation de conciliation entre les deux parties ne sert pas l’État, ni ne permet sa construction ni même sa continuité. La meilleure preuve en est que le « Liban » a atteint l’au-delà de l’Enfer à l’époque de Michel Aoun.

Le Hezbollah ne peut jamais être exclu de sa responsabilité d’amener les choses à un point critique, et il continue d’obstruer la voie de la résolution des crises, alors sur quelles élections comptez-vous?

Suite à une déclaration, comme d’autres, le représentant Muhammad Raad, chef du bloc « Loyauté et résistance », a conclu son discours en abordant la question des élections législatives, exprimant que le Hezbollah s’était emparé des sièges parlementaires avec préméditation.

Il s’est interrogé sur l’horizon politique de ces élections, comme si « le vote populaire, appelé les élections, allait changer quelque chose à la lumière d’un petit État qui gouverne un État.

Il convient de noter que la dégénérescence rhétorique « électorale » de la résistance a atteint l’utilisation du même scénario, qui contenait « l’exclusivité populaire sous la bannière de l’occupation israélienne, et la conspiration mondiale brodée pour mettre fin à cette milice et à l’occupation israélienne, juste car la « normalisation » est maîtresse de la situation.

Ce qui est frappant dans le discours de Raad, c’est que la réponse est 1. Une idéologie bien connue porte le « stigmate » d’une milice iranienne qui contrôle totalement l’État. Quant aux élections, ce ne sont que des charades.

La crise au Liban est claire, et les résultats des élections à venir sont inévitables et plus clairs. Le modèle de l’horizon politique est connu dans le sens de la rhétorique fragile et des fausses déclarations adressées par la milice du Hezbollah, et pour examiner ces faits, un résumé de ce qui sera mentionné vaut la peine d’être parlé.

Premièrement, le Hezbollah ne considère pas les questions de vie comme des droits économiques et sociaux fondamentaux pour tous, mais plutôt comme des services sociaux qu’il fournit à son public indépendamment des droits, pour consolider son influence et la loyauté du peuple à son égard à travers ce modèle clientéliste, en particulier dans le crise économique qui s’abat sur le peuple quelle que soit la secte et cela laisse présager l’échec du plan de relance économique, car le népotisme est au sommet de l’approche de cette milice.

Le Liban ne se soulèvera pas tant qu’il y aura un parti terroriste qui s’immiscera dans le destin de tout un peuple, à commencer par sa démarche d’assassinat, en terminant par son empiétement sur la souveraineté des pays arabes par son comportement de milice, et sa trahison contre quiconque tentera pour sauver le Liban et les Libanais des mains des agendas étrangers, qu’il suit et hypothèque l’avenir du peuple libanais, loin de mener des élections justes et d’atteindre des perspectives politiques significatives.

Il s’agit de ce qui précède, les Libanais connaissent l’effondrement, à l’ombre d’une république parrainée par le soldat du Guide suprême, « Nasrallah », et le Liban, qui a perdu tous les éléments de l’État, n’a pas la pleine souveraineté, et n’a pas les critères de reprise face à un effondrement économique et une crise politique majeure.

Le peuple veut publiquement une arme légitime et un Etat pour que la parole dans son pays ne soit que pour le peuple, quant au modèle iranien, il n’accepte pas et n’accepte pas la montée en puissance de l’Etat.

Dès lors, la question précédemment posée reste sous sépulture, et les pièces électorales représentées par les membres de la branche iranienne ne sont que des films brûlés.

Un scénario qui n’est ni ancien ni nouveau pour le peuple libanais, consacrant la réalité de la création d’un petit État aux dépens de l’État, dont la composante constitutionnelle est l’autorisation du meurtre, du pillage, de la corruption, du sabotage, des attentats à la bombe et des assassinats sans être détenu redevable.

Félicitations à cette élite politique, à ce pays occupé, avec ses crises, ses tragédies, ses guerres et ses occupations, avec son horizon politique centré sur les formes de Muhammad Raad et d’autres.

    la source :
  • Sawt Beirut International