SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Un suivi français-saoudien accompagnera le liban jusqu’après les élections présidentielles

Tout indique que le président Emmanuel Macron remportera l’élection présidentielle française, ce qui signifie pour nous de poursuivre sa politique à son égard car il continuera à s’engager dans le dossier libanais et à ne pas quitter le Liban face aux circonstances internes et aux développements internationaux.

Des sources françaises diplomatiques ont déclaré à Sawt Beirut International que la France accompagnerait le Liban dans les élections législatives jusqu’aux élections présidentielles en coopération avec l’Arabie saoudite, où elles formeront un parapluie de protection directe pour le Liban afin d’empêcher sa chute finale. Les contacts en cours entre les deux parties ont cristallisé l’existence d’une résolution internationale pour ne pas permettre au Liban de se détériorer davantage, mais plutôt que des mesures seront prises après les élections législatives avec le soutien politique et économique du Liban.

Selon les sources, Paris a réussi à créer une dynamique franco-saoudienne autour du Liban, sur laquelle il travaille depuis la visite de Macron dans le royaume il y a environ cinq mois. Les deux pays n’auraient pas alloué de fonds pour soutenir le Liban, et Paris a travaillé dans ce contexte, sur le retour des ambassadeurs du Golfe à Beyrouth, et sur l’acceptation du Golfe et de l’Arabie saoudite en particulier, d’une visite dans le Royaume du Premier ministre Najib Mikati avant l’Eïd al-Fitr.
A cet effet, la France a également pris des contacts avec toutes les parties libanaises, y compris le Hezbollah, pour ne pas entraver cet effort. Le Golfe est bien conscient qu’il y a une décision occidentale majeure de s’ouvrir à l’Iran et de lui parler de la question nucléaire à montrer du positif dans les dossiers en suspens de la région en attendant un retour à l’accord nucléaire, et les nouvelles circonstances qu’il pourrait refléter affectant la région.

Des contacts français-saoudiens ont commencé sur le droit présidentiel libanais, et les sources ont confirmé qu’un accord international est en cours sur la nécessité pour le président Michel Aoun de quitter le palais de Baabda d’ici le 31 octobre. Bien qu’il n’y ait pas encore de compréhension internationale sur le nom du président, bien qu’il y ait de fortes chances que certains noms soient connus, le sujet de la présidence a besoin de règlements internationaux et régionaux, et rien n’est garanti pour un nom sur la table.

Mais ce que Paris et Riyad cherchent dans ce dossier, c’est de mettre fin au déclin politique et économique de la fin de cette ère, et d’œuvrer à l’entrée d’une nouvelle ère qui fera la différence dans la situation libanaise à tous égards, en particulier en ce qui concerne le respect par le Liban des résolutions internationales liées à sa souveraineté, à son indépendance et à sa stabilité. Cependant, les élections législatives sont une étape essentielle comme le considère la communauté internationale, mais le changement radical attendu dans le statut du Liban se fera avec un nouveau président et un nouveau gouvernement. Si tout se passe bien conformément à l’accord nucléaire, l’Iran devrait prendre en compte la situation nouvelle et positive dans le dossier libanais, surtout si l’accord coïncide avec des accords qui seront prêts à préserver les intérêts de l’Iran dans une certaine mesure, dans les dossiers de la région.

Dans le cadre de la nouvelle ère, le Liban bénéficiera d’un soutien politique et financier international, des effets de l’accord final avec le FMI à la mise en œuvre de la conférence de sader pour l’avancement du Liban, qui sera le principal bailleur de fonds du Golfe de ce processus. Il n’y aura pas de réel soutien avant l’élection présidentielle.

    la source :
  • Sawt Beirut International