SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 February 2023, Friday |

Une « gifle américaine » à Macron sur son échec au Moyen-Orient

Depuis le 15 septembre, la tension entre les trois pays, la France, l’Amérique et l’Australie, s’est exacerbée après que le président américain Joe Biden a annoncé la formation d’une nouvelle alliance stratégique qui comprenait les États-Unis, l’Australie et la Grande-Bretagne, dans une initiative dont les premiers fruits ont été faire sauter un énorme deal conclu par Canberra avec Paris pour acheter des sous-marins.

La capitale française a qualifié l’annulation de cet accord de trahison et a rappelé son ambassadeur, tant à Canberra qu’à Washington.

Cette alliance n’est pas sortie de la futilité, mais est plutôt le résultat d’accumulations menées par la France et est allée à contre-courant des tendances américaines au Moyen-Orient, selon des sources diplomatiques à « Sawt Beirut International ».

Au Liban, certains craignent les répercussions de cette dispute sur l’arène libanaise.

De l’avis des sources, il n’y a pas de répercussions sérieuses pour cette tension américano-française sur le Liban, mais le plus important est le comportement de la France au Moyen-Orient en général, alors cela peut se refléter sur l’intérieur libanais.

Les sources ont ajouté, que le président français a échoué dans les dossiers communs qui concernent Washington au Moyen-Orient, notamment sa récente visite en Irak et sa rencontre avec des dirigeants qui ne tournent pas dans l’orbite américaine, ce qui a agacé l’Amérique et a estimé que la décision de Macron venait contre les directions de l’Amérique dans la région.

Concernant le dossier libanais, les sources indiquent que « Macron n’a pas réussi à gérer le dossier gouvernemental, et au vu de la préoccupation de l’administration américaine pour l’économie chinoise, l’échec de Macron est venu au Liban, et le gouvernement s’est formé à l’opposé de ce que souhaite Washington, qui considère qu’il est nécessaire de changer la classe dirigeante au Liban, et que Tout processus de relance au Liban ne doit pas passer par la même classe qui a contribué à l’effondrement de l’économie, menée par le Hezbollah, car Washington n’aime pas la présence de ministres dans le gouvernement libanais et met en garde contre le fait de s’en occuper.  »
Les sources soulignent que Macron calcule désormais bien ses pas au Moyen-Orient après la gifle américaine.

Il est en train de mener une comptabilité complète de tous les dossiers au Moyen-Orient, et donc nous assisterons à un processus de pression française et de tolérance zéro dans le dossier libanais, et à une surveillance étroite du gouvernement et de ses performances à travers l’Elysée, qui est directement concerné par le comportement du gouvernement du Premier ministre Najib Mikati, et tout échec du gouvernement nécessitera l’imposition de sanctions sévères à certains politiciens au Liban.