SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 15 August 2022, Monday |

Une impasse du Golfe vers le Liban ne changera qu’avec un changement politique

Une source diplomatique arabe considère que la convocation de la conférence consultative des ministres arabes des affaires étrangères à Beyrouth samedi prochain est un message de soutien moral au Liban, même si cette réunion n’entraînera pas de changement radical dans l’opinion des Arabes en général et de la Golfe en particulier sur la manière de réformer la relation avec le Liban et les exigences et les exigences de celle-ci. Les étapes commencent d’abord par le Liban.

Cette tendance, qui vient dans son contexte, est ce qui a été inclus dans les déclarations des sommets saoudo-égyptien et saoudo-jordanien sur le Liban, dans une tentative renouvelée de désengager le Liban de l’axe iranien et de réaffirmer certaines constantes devant les États-Unis. -Sommet du Golfe qui se tiendra à la mi-juillet, auquel participeront l’Égypte et la Jordanie.

La diplomatie saoudienne, jordanienne et égyptienne recherchent d’idées communes sur le Liban a été incluse dans les deux déclarations, malgré certaines différences dans les positions jordanienne et égyptienne sur l’Arabie saoudite et la Jordanie. Les positions du Golfe dans leur approche du dossier libanais.

Les Arabes du Golfe considèrent, selon la source, à « Sawt Beirut International » que leurs revendications pour le Liban n’ont pas été satisfaites et ne le seront peut-être pas, mais au moins certaines d’entre elles doivent être satisfaites, afin d’obtenir le début d’un changement dans leur attitude envers le Liban.

Les États du Golfe considèrent également que l’aide économique apportée à un certain nombre de pays arabes et enfin à l’Égypte, qui s’est élevée à près de vingt milliards de dollars entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, simplement parce que l’Égypte a annoncé ses besoins financiers et économiques et ses conditions difficiles, ont alloué à la Banque centrale d’Égypte 5 milliards de dollars et 7 milliards de dollars au secteur privé 5 milliards d’investissements publics. De plus, le Qatar, à travers la visite de son émir en Egypte, fournira également une assistance. Le Yémen reçoit également une aide saoudienne et du Golfe.

Les Arabes du Golfe considèrent également que l’Égypte reçoit une aide sérieuse en raison de sa ligne claire et d’alliance avec le Royaume et le Golfe.

Alors que le Liban est tenu d’avoir une politique d’alliance claire avec le Golfe, il ignore aujourd’hui presque sa voie. Le Liban ne bénéficiera pas d’une aide substantielle du Golfe tant que sa trajectoire politique ne sera pas clarifiée, et ces deux questions sont directement liées. Ceci explique la stagnation arabe sur le statut du Liban, à l’exception de l’aide humanitaire dans le cadre de l’accord franco-saoudien. Le Liban ne touchera pas aux percées réelles, avant un changement politique accepté par le Golfe.

Il y a donc des risques à ce que la réalité libanaise reste telle quelle pendant une certaine période qui dépend des exigences extérieures et de la vision des grands pays sur le Liban.