SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Une ligne fine entre la « volonté du peuple » et la « cupidité » du Hezbollah

Le peuple libanais connaît une crise « existentielle », dont le résultat est la domination du Hezbollah sur les articulations de l’État libanais, du monopole des armes illégales, la reddition du pays à un État étranger, l’assujettissement du pouvoir judiciaire, le trafic de drogue et la protection des mafias du pouvoir sous la forme de difficultés économiques sans précédent, de crises laissées par la corruption et de l’absence d’État au nom de l’État existant.

Le problème de la majorité de la composante libanaise avec le parti iranien réside dans la façon dont il gère la crise, parce qu’il veut « applaudir et s’incliner » pendant que ce dernier « danse sur nos corps », et que « rébellion » est un mot interdit de dépenser dans le modèle iranien, mais « s’incliner » ou « silencieux » est le maître de la situation. La trahison est un vieux langage qui ne trompe plus le peuple têtu, mais les moyens terroristes du Hezbollah sont toujours à l’affût, soit les armes et le surplus de puissance, soit « tuer ».

L’hégémonie du Hezbollah, qui est devenu liant l’État à l’arme de la désactivation des autorités transforme le Liban en une plateforme de missiles politiques précis contre les pays arabes, à la lumière d’une réalité qui ne peut que se traduire pour souligner la souffrance de ces derniers en inondant le Liban et en le poussant vers l’axe de l’occupation de Téhéran, la corruption est « protégée » de l’occupation et de son bras libanais dans l’échange d’intérêts qui donnent à ces mercenaires la couverture nécessaire pour bénir « l’intimidation et le sabotage » en interne, pour jouer son rôle dans la mise en œuvre de la politique iranienne en provoquant le chaos dans le pays, et l’accès aux pays arabes pour compléter sa carrière terroriste, avec la logique de milice.

Frapper le cœur de l’État, son concept et son prestige, au statut de tutelle iranienne sur le Liban, est une priorité inévitable pour le Hezbollah, et le « rejet » de cette logique n’est pas permis, qui veut étendre l’influence de l’État sur l’État, il est considéré un « traître » et « agent » et en supporter les résultats au milieu de l’incapacité réelle de l’État et de sa sécurité face à ce dilemme..

Il n’y a pas de confusion pour le peuple libanais, la réalité libanaise est inévitablement un bourbier dans lequel il n’y a pas de place, devant un monde parallèle appelé « État du Hezbollah », dépourvu d’identité nationale, de situation sociale, économique et politique, par le contrôle du Hezbollah sur l’État et ses institutions légitimes, les « otages » libanais de la politique iranienne qui les a appauvris et isolés de leur environnement arabe.

Entre la crise de l’électricité, du carburant, de la médecine, du chômage et de l’explosion du port, la contrebande d’argent des banques, la corruption, l’amélioration des relations avec les pays arabes, le démantèlement de l’hégémonie, de l’influence de l’Iran au Liban, et les armes illégales, les « discussions et positions » ne sont pas la demande souhaitée pour paralyser le Liban du militantisme, mais nous avons besoin de conscience et de solidarité du peuple dans toutes ses composantes pour le libérer et restaurer sa souveraineté nationale, ou attendrons la naissance d’un Liban « misérable ».