SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 14 August 2022, Sunday |

Une position des pays du Golfe sera définie à l’égard du Liban à la lumière de la visite de Biden

L’importance de la visite du président américain Joe Biden à Riyad et à Tel Aviv ne se limite pas aux sujets de discussion inscrits à leur ordre du jour, mais aussi à la cristallisation de tout nouvel accord entre Washington et ses alliés et à leurs répercussions sur les dossiers ouverts dans la région sur diverses possibilités, notamment libanaises, syriennes, irakiennes et yéménites, ainsi que sur la voie des partenariats avec les deux principaux alliés des États-Unis, qui sont les pays du Golfe d’une part, et Israël d’autre part. La relation avec ces deux alliés a été entachée de nombreux problèmes, dont le dernier remonte au moment où l’administration Biden était prête à lever les sanctions contre les Gardiens de la révolution iranienne si l’Iran signait l’accord nucléaire actuellement en cours de négociation.

Des sources diplomatiques occidentales révèlent à « Sawt Beirut International » que la priorité de cette visite est de réorganiser les relations avec ces deux alliés et de leur redonner un élan. Ainsi que d’envoyer des messages dans le sens de ne pas abandonner la relation stratégique de Washington avec ces deux pays. Les sources ont confirmé que Biden participera au sommet du Conseil de coopération du Golfe et au sommet régional avec le Conseil de coopération, qui comprend l’Égypte, la Jordanie et l’Irak, et que les sujets les plus importants des discussions sont les suivants :

– Le renforcement de la coopération entre Washington et les pays de la région.
– Discuter des moyens de faire face à l’Iran et à ses menaces pour la région et pour la paix et la stabilité dans la région.
– Les problèmes liés à l’approvisionnement en gaz et en pétrole de Washington et de ses alliés européens, et la demande faite aux pays du Golfe de contribuer à la stabilité du marché, notamment en injectant davantage d’énergie sur les marchés occidentaux.
– Biden expliquera que l’administration américaine n’abandonnera pas ses alliés même si l’accord nucléaire avec l’Iran est signé, et que la politique de l’administration est d’assurer un certain équilibre dans ses grands intérêts stratégiques, et que l’accord nucléaire est une priorité visant à retirer à l’Iran ses capacités nucléaires militaires qui représentent une menace réelle pour le monde entier.
– Le problème alimentaire mondial, qui s’est intensifié après la guerre russe contre l’Ukraine, sera abordé.
– Discuter des intérêts communs qui lient les pays du Golfe et les États régionaux, c’est-à-dire l’Égypte, la Jordanie et l’Irak avec les États-Unis, et du rôle de Washington dans la région, un rôle qui est en concurrence avec le rôle croissant de la Chine avec les pays du Golfe.
– Biden veut mettre en avant le rôle de son pays dans la direction où la Chine ne peut pas prendre le rôle des États-Unis, et la nécessité de travailler à une plus grande coopération dans tous les domaines. À un moment où le rôle de Washington s’accroît, y compris dans les pays d’Amérique latine.
– L’accent mis par les Américains sur la collaboration avec les alliés pour étendre les accords de paix d’Abraham dans la région.

Selon les sources, le Liban a soutenu toutes les positions américaines concernant la guerre en Ukraine. Le Liban salue le rôle du médiateur américain dans le dossier de la démarcation de la frontière entre lui et Israël, Amos Hochstein, qui s’occupe de ce dossier dans le cadre de l’accompagnement du président Biden lors de son séjour à Tel Aviv, et il pourrait se rendre au Liban, selon les sources, bien que le Liban ne soit pas inclus dans la visite de Biden. Grâce à ses discussions dans les pays du Golfe sur la région en général, une position développée par les pays du Golfe se concrétisera sur la manière dont le Liban va sortir de ses crises, surtout à l’approche des élections présidentielles.

    la source :
  • Sawt Beirut International