SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 February 2023, Tuesday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du dimanche 7 novembre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:
-Après avoir perdu les élections, le Hezbollah irakien a tenté d’assassiner Al-Kazemi à Bagdad
-Arrestation d’une cellule du Hezbollah au Koweït qui recrutait des combattants pour les envoyer en Syrie et au Yémen
-La délégation de la Ligue arabe viendra demain à Beyrouth pour trouver une issue à la crise avec les pays du Golfe

Comme au Liban, ainsi en Irak. Au pays des cèdres, le Hezbollah contrôle et gouverne, et s’il se fâche ou ne parvient pas à faire passer l’un de ses plans en bonté et en politique, ses partisans descendent dans les rues pour résoudre la situation.C’est ce qui s’est passé le 7 mai 2008. C’est ainsi ce qui a eu lieu lors des « Chemises noires » en 2011.C’est ce qui s’est passé le 14 octobre dernier entre le rond-point de Tayouneh et Ain El-Remmaneh.Le Hezbollah dit toujours qu’il n’implique pas ses armes dans les affaires intérieures, mais les faits le démentent.Il est vrai qu’il n’utilise pas toujours ses armes, mais chaque fois que le parti est politiquement contraint, il fait descendre ses hommes en chemise noire dans la rue, essayant de changer les équations à l’intérieur du Liban.C’est sans oublier les assassinats et les tentatives d’assassinats qu’il réalise.Le parti, quoi qu’il dise ou qu’il prétende, ne peut s’exonérer, par exemple, du sang de Rafik Hariri.Qui croirait, par exemple, que Salim Ayyash a pris la décision d’assassiner Rafik Hariri seul, à l’insu de la direction du Hezbollah, ou du moins de la direction militaire? C’est au Liban. Et en Mésopotamie, c’est pareil.À l’aube d’aujourd’hui, la maison du Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazemi a été attaquée par des drones, dans une tentative claire et explicite de l’assassiner.Selon les informations officielles et les accusations annoncées, la faction armée des Brigades du Hezbollah est responsable du crime, et l’objectif est clair: éliminer Al-Kazemi de l’équation irakienne, tout comme Rafik Hariri a été retiré de l’équation libanaise.Ainsi, une fois de plus, les armes iraniens au Liban prouvent qu’ils sont un facteur d’instabilité et qu’ils sont un symbole de violence et de crime politique.Le Liban est le premier modèle, et l’Irak est le deuxième modèle similaire, si l’on va au-delà de ce qui s’est passé dans différentes circonstances au Yémen, en Syrie et dans d’autres pays arabes.Combien de temps le Liban et les pays arabes resteront-ils à la merci de l’Iran et de ses outils? Et pendant combien de temps l’abolition de l’autre restera-t-elle la norme du Hezbollah?