SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du Jeudi 23 Septembre 2021

Dans le bulletin d’information d’aujourd’hui:

– Mikati est à Paris sans plan de sauvetage clair ni soutien du Golfe

– La France soutiendra-t-elle le Liban, comme elle l’a fait à l’époque du Premier ministre martyr Rafic Hariri?

– L’Irak a entamé des procédures pour récupérer l’argent pillé. Quand le Liban emboîtera-t-il le pas?

A qui ment Najib Mikati ?

Est-ce sur lui-même ou sur les autres ?

Le Premier ministre, qui a récemment regagné le Grand Sérail, peut, à sa guise, promettre aux habitants paix et confort.

Il peut suggérer aux Libanais qu’il est un homme de réforme, un féroce guerrier contre la corruption, et qu’il est capable de réussir, de réussir et de réussir là où d’autres ont trébuché et échoué. Mais deux choses principales empêchent les gens de croire les déclarations de Mikati.

Premièrement, il fait partie intégrante du système de corruption au Liban, mais plutôt un symbole de celui-ci. Et ses scandales lui donnent une note très avancée dans la corruption et la corruption.

L’homme, peu importe comment il change, est le fils de son passé, et son avenir dépend de son présent.

Par conséquent, personne ne peut croire que Mikati s’est repenti du jour au lendemain, et s’est transformé d’un homme qui saisit les opportunités, l’État et la république en un homme sans erreurs…

La deuxième chose est que toute véritable réforme passe inévitablement par le pouvoir judiciaire. Aucun État ne peut se construire et prospérer si son système judiciaire n’est pas indépendant, libre et impartial.

Aujourd’hui, il y a une bataille existentielle que la justice libanaise mène avec chair vive contre l’État profond au Liban, qui est enraciné dans les transactions et les courtages, et est impliqué dans le meurtre de masse qui a eu lieu dans le port de Beyrouth le 4 août, 2020.

Qu’a fait Mikati pour empêcher la tentative d’éliminer le pouvoir judiciaire ? pour rien.

L’enquêteur judiciaire, Tariq Al-Bitar, est attaqué par la plupart des forces politiques, et des affaires suspectes légitimes sont portées contre lui, alors que le Premier ministre et le gouvernement n’écoutent pas !

En revanche, Mikati doit savoir que la France, où il se trouve aujourd’hui, ne pourra rien lui offrir s’il ne peut offrir aux Libanais et au monde des réformes structurelles et une justice indépendante.

En est-il capable ? Ou va-t-il cacher son impuissance avec de fausses choses fausses qui ne trompent plus personne ? M. Mikati, les temps ont changé, le pays a changé, et ce qu’il faut, c’est une réforme, une réforme et une réforme.

Mais comment une chose perdue peut-elle lui donner quelque chose ?