SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2021, Sunday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du lundi 25 octobre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:
– Quels sont les derniers développements judiciaires dans le dossier de la bataille d’Ain al-Remmaneh?
– Quel est le sort de la tenue des élections municipales?
– Quels sont les moyens proposés pour soutenir les salariés?

C’est une journée judiciaire par excellence. Elle a commencé par l’accusation de 68 personnes dans les incidents de Tayouneh de la part du commissaire du gouvernement au tribunal militaire, Fadi Akiki.Et la journée s’est terminée par la convocation à Yarzeh du chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, en tant qu’auditeur. Parmi les deux nouvelles, il y en a une troisième remarquable, représentée par le dépôt d’une plainte par neuf familles d’Ain El-Remmaneh contre Sayyed Hassan Nasrallah et tous ceux qui apparaissent dans l’enquête en tant qu’acteur et participant dans l’incident de Tayouneh.Les trois actualités sont liées, car elles tournent autour d’un même événement: les affrontements Tayouneh-Ain El-Remmaneh. Si l’accusation de 68 personnes est naturelle, il n’est pas naturel d’appeler un chef d’un parti considéré comme l’un des plus importants du pays d’une manière aussi humiliante! Geagea n’a même pas été appelé à comparaître devant un juge d’instruction, mais plutôt devant la Direction des enquêtes des renseignements de l’armée!Est-ce logique? Est-ce que les choses se déroulent ainsi habituellement? Ensuite: celui qui a envoyé l’invitation sait parfaitement que Samir Geagea est menacé et que ses déplacements sont limités et restreints au minimum,alors pourquoi certaines dispositions n’ont-elles pas été prises pour envoyer un enquêteur pour écouter Geagea à Maarab? En revanche, qu’en est-il de la plainte des habitans d’Ain al-Remmaneh, qui constitue la premiere plainte pénal contre Hassan Nasrallah au Liban? Sera-t-elle prise au sérieux, ou sera-t-elle jetée à la poubelle, étant donné que Nasrallah ne doit pas être touché, et que ce qui s’applique à Geagea ne peut pas lui être appliqué? En attendant la réponse, l’autorité libanaise est aujourd’hui en jeu. Trouverons-nous un véritable État qui traite tous ses citoyens de manière égale pour une fois,ou l’autorité continuera-t-elle à exercer son pouvoir à sa guise?