SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 October 2021, Thursday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du mardi 12 octobre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:

L’ingérence politique réussira-t-elle à destituer le juge Al-Bitar?
Quelle est l’histoire du frère du ministre de l’Économie?
L’utilisation de l’énergie solaire est-elle interdite ou doit-elle être réglementée?

Enfin, le caché a été révélé.Le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah a abandonné le visage détendu, le sourire confiant et la voix calme pour élever la voix et le fameux doigt face à trois: le juge Tarek Al-Bitar, le Conseil supérieur de la magistrature, et l’autorité politique représentée par le président du la République et le gouvernement.Pour la première fois, le secrétaire général du Hezbollah était presque en train de perdre son sang froid.Il ne croyait pas que certains désobéissent à ses ordres en République libanaise, qui, selon lui, est affiliée à la République islamique d’Iran.Il a envoyé le responsable de la sécurité du Hezbollah, Wafiq Safa, au Palais de justice de Beyrouth pour transmettre un message clair aux personnes concernées: Faisez le nécessaire pour éloigner l’enquêteur, Tarek Al-Bitar, du dossier de l’explosion du port.Cependant ils n’ont pas mis en œuvre ce qu’il a demandé.Ici, le Guide suprême de la République libanaise n’a pas cru ce qui s’est passé et les députés accusés ont continué de déposer leurs plaintes contre Al-Bitar de sorte que le juge est devenu l’accusé et l’enquêteur est devenu l’interrogé.Malgré les nombreux procès contre lui, l’enquêteur judiciaire a tenté, et tente toujours, de révéler la vérité.Et parce qu’Al-Bitar n’a pas compris le message, Nasrallah a été contraint hier de franchir toutes les limites. Nasrallah a attaqué le juge al-Bitar, a parlé de la loi et a pris des décisions et des fatwas comme s’il était le juge des juges. Il a demandé au Conseil judiciaire supérieur d’éloigner Al-Bitar du dossier, et a demandé cela du gouvernement au cas où le Conseil ne l’a pas fait.Comment Hassan Nasrallah peut-il se permettre de violer l’indépendance de la justice? Qui l’a nommé le juge des juges? Par quel droit et selon quelle loi, a-t-il jugé Al-Bitar qu’il est politisé? Malgré toutes ces accusations dangereuses contre un juge, nous n’avons pas encore entendu un seul mot, ni du Président de la République, ni du Premier ministre, ni du ministre de la Justice.C’est le Liban que nous connaissons? Ce sont les institutions dont vous êtes responsable? Est-il permis de gérer les affaires de la patrie par indifférence et négligence? La force de la loi vous est-elle confiée ou êtes-vous soumis à la loi de la force?