SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2022, Tuesday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du mercredi 3 novembre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:

– Après Kordahi, Bou Habib assiège Mikati: La crise avec l’Arabie saoudite n’exige pas tout ça

– La crise du Golfe a pour la première fois retiré le Liban du salon de la joaillerie de Bahreïn

– Les chauffeurs publics ont fermé les routes pour protester contre la détérioration des conditions de vie

Najib Mikati retourne à Beyrouth, mais les réunions du Conseil des ministres, ne reviendront pas.

La raison est simple: le gouvernement libanais n’est pas un gouvernement unique, mais c’est un certain nombre de gouvernements, et Mikati « résout les crises et arrondit les angles des déclarations des ministres », mais, il n’est définitivement pas Premier ministre!

Par conte, Le titre de « président », est assumé par celui qui le porte, et c’est celui qui contrôle les décisions, et c’est celui qui dit le dernier mot, et nulle autre personne que lui. Mais la performance des ministres, indique que Mikati, est le dernier à connaître les positions de ses ministres.

Mikati a déploré la déclaration de Georges Kordahi, et a tenté de prendre des mesures contre lui, mais sans résultat.

Il a écouté les déclarations et les fuites, du ministre des Affaires étrangères Abdallah Bou Habib, et n’a rien fait jusqu’à présent, car il sait parfaitement qu’il n’a aucune autorité.

Kordahi a été appelé par le Mouvement de Marada, et grâce à ses déclarations, il est devenu « une ligne rouge » pour le Hezbollah. Et Abdallah Bou Habib, a été appelé par le Président de la République, et grâce à ses déclarations, il est devenu « une ligne rouge », pour le Mouvement Patriotique Libre et son leader, qui veulent vendre leurs positions au Hezbollah.

Et entre « les deux lignes rouges tracées », grâce à deux alliés du Hezbollah, Najib Mikati, ne peut rien faire d’autre, que tenter de convoquer un conseil des ministres, et jusqu’a present, tous les faits confirment qu’il ne convoquera pas.

Comment cela peut-il se tenir, tant que le Hezbollah ne le souhaite pas, et revient à utiliser la carte du gouvernement, comme monnaie d’échange « dans le grand jeu régional »? Tout cela prouve que Najib Mikati, est à la fois « un bourreau et une victime ».

Tout d’abord, il est « victime » d’un parti totalitaire, qui est le Hezbollah, qui a une puissance sur le plan sécuritaire, politique et militaire, et qui contrôle la République libanaise.

Deuxièmement, il est « bourreau », car il se permet de devenir un « parafan » pour ce parti totalitaire, et travaille ainsi à embêter les Libanais.

Le Liban est en danger existentiel, et souffre d’une maladie mortelle qui menace sa vie. Donc il fait face à deux choses: « Soit la chirurgie, soit la mort lente ».
Et cela, c’est ce que Mikati cherche à faire, même sans le savoir.

Est-ce votre tâche, Mr le Premier ministre Mikati est de: nous massacrer avec « du coton » irano-persan, afin que nous mourions lentement, grâce à votre gouvernement de secours?