SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2022, Sunday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du samedi 25 décembre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:
-Aoun accuse ses opposants de mauvaise gestion et de corruption
-Après sa rencontre avec Al-Rahi, Aoun s’excuse de ne pas avoir parlé et note qu’il parlerait lundi
-Les barrages du mandat fort sont comme ses politiques

L’un des anciens fonctionnaires a une phrase spéciale: « au Liban, il y a de la corruption, mais personne n’a été arrêté pour corruption, et au Liban, il y a de nombreux vols, mais personne n’a jugé un seul voleur. » Dans son discours, l’ancien fonctionnaire désigne les dirigeants, les fonctionnaires et les piliers du système, et non les gens ordinaires qui, lorsqu’ils commettent une erreur ou un crime, sont jugés et punis. Le discours du président Michel Aoun d’hier et d’aujourd’hui rappelle beaucoup les propos de cet ancien responsable.Dans son apparition télévisée hier soir, Aoun a annoncé que ce que le peuple libanais souffre et vit est le résultat des actions de ceux qui exerçaient auparavant. Dans ce discours la responsabilité est placé sur les autres par un homme qui est censé être le premier responsable au Liban. Aoun a-t-il oublié qu’il a été un partenaire principal de l’autorité et en a porté la responsabilité pendant au moins treize ans? Où était-il en tant que député puis en tant que président de la république, et où étaient ses ministres qu’il a nommés dans les gouvernements successifs tout au long de cette période ? N’ont-ils pas participé à la corruption? Le Président de la République a continué le discours de rejet de responsabilité sur les autres, aujourd’hui devant le Patriarche Al-Rahi à Bkerké, en notant qu’il y a ce qui est supérieurs aux décisions de l’Etat qui restreignait le cours des choses. Pourquoi le Président de la République responsable du respect de la constitution ne nomme-t-il pas ceux qui restreignent le cours des choses? Pourquoi le discours est-il toujours vague, comme s’il y avait un être étranger contrôlant le cours des choses? Non, monsieur le président. Vous êtes responsable, comme les autres, de l’état des choses dans le pays, au contraire, vous êtes plus responsable que n’importe qui d’autre parce que vous êtes le premier responsable de la république. Allez-vous parler et agir sur cette base, ou continuerez-vous à faire porter la responsabilité aux autres pour s’échapper à la voix du peuple qui souffre?