SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2021, Saturday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du vendredi 15 octobre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:

-Sawt Beirut International examine les dommages des événements de Tayouneh
– Pourquoi le duo chiite a-t-il insisté à jouer le rôle de la victime?
-Comment les scènes de jeudi ont-elles rappelé des souvenirs de la guerre civile?

Le gouvernement de Najib Mikati est-il renversé? À première vue, la question semble étrange, d’autant plus que le gouvernement n’a pas encore terminé son premier mois. Cependant, les faits dictent cela, notamment le récent incident au gouvernement où le ministre de la Culture, Mohammad Mortada,a défié ses collègues et les chefs du gouvernement et de la république, en leur demandant d’appliquer la loi à l’ancien ministre, Ali Hassan Khalil, qui est recherché par un mandat d’arrêt.Comment ce ministre peut-il se vanter d’avoir défié la loi au gouvernement? Est-ce devenu une fierté pour les ministres de violer tout ce qui peut construire l’Etat? Nous savons que le président de la République a ainsi annoncé la fin de la session en tapant la main sur la table mais personne ne nous a dit quelle était la position du premier ministre, et s’il a fait une réaction contre ce qui avait été dit par le ministre du tandem chiite Mohammad Mortada.Ce qui s’est passé hier a constitué un nouveau coup dur contre le gouvernement Mikati, car le duo chiite ne veut plus participer aux séances du gouvernement qu’avec l’obtention de trois choses: l’éloignement du juge Tarek Al-Bitar du dossier du port,le procès des responsables de ce qui s’est passé hier à Tayouneh, et savoir la raison de l’inefficacité des services de sécurité. Najib Mikati supportera-t-il les exigences du duo chiite? S’il répond à ces demandes, quelle sera la position de la communauté arabe et internationale envers son gouvernement? Et s’il ne répond pas, le gouvernement Mikati peut-il continuer sans les ministres chiites?Mikati et son gouvernement sont ainsi dans une impasse: la solution est-elle légalement de démissionner et de reprendre la gestion des affaires, ou de gérer les affaires pratiquement sans démission et passer le temps à attendre ce qui peut arriver?