SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 December 2022, Friday |

Bulletin d’information de Sawt Beirut International-Jeudi 30 décembre 2021

Dans l’actualité d’aujourd’hui :

– Le gardien des Deux Saintes Mosquées exige la fin de la domination du Hezbollah sur les articulations de l’État libanais
– Le Vatican craint que le Liban ne perde son avantage et rejette l’idée d’une conférence pour le Liban
– Après avoir contredit leurs positions sur la crise politique, les relations entre Aoun et Mikati sont-elles tendues ?

Une fois de plus, le problème est causé par l’Iran.
L’Iran ici n’est pas l’histoire ou le patrimoine de l’Iran, ni le peuple iranien.
L’Iran ici est le régime, en particulier le régime d’Al-Faqih et des mollahs visant à exporter ce qu’il considère comme une révolution dans divers pays du monde, y compris, et malheureusement, le Liban.
Cet Iran ne se calme pas, ne se repose pas et n’a pas pitié !
Il poursuit un ancien rêve impérial difficile à vérifier et à réaliser dans notre monde contemporain. Sous prétexte d’exporter la révolution islamique, et sous prétexte de libérer la Palestine des sionistes, l’Iran cherche à dominer toutes les capitales arabes que les circonstances lui permettent de le faire.
C’est ce qu’elle a fait fait à Damas et à Bagdad et enfin elle a échoué.
Elle achève ses tentatives à Sanaa et à Beyrouth. Dans la capitale libanaise, son bras militaro-politique est bien connu : le Hezbollah, qui coopère et fait des alliances avec un certain nombre de forces politiques qui se rendent, dirigées par le Courant patriotique libre.
C’est précisément pour cette raison que le Parti jaune a amené Michel Aoun à la présidence.
Au palais de Baabda, il veut un président qui, avec son accord, réalise ses objectifs et plans stratégiques, en échange du président, du beau-fils du président et de l’entourage du président qui obtienne ce qu’ils veulent des gains autoritaires et matériels qu’ils veulent.
C’est l’équation qui régit les relations entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre depuis 2016, depuis que Michel Aoun a été élu président à ce jour.
Par conséquent, il est faux de croire que l’alliance entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre pourrait tomber ou s’effondrer. Le parti a besoin d’un partenaire chrétien pour mener à bien son plan visant à prendre le contrôle total du Liban. Le courant, qui n’était autrefois qu’un projet d’autorité, a besoin des avantages obtenus par le parti, surtout après qu’il se soit affaibli populairement et qu’il ne soit plus le véritable représentant de la rue chrétienne au Liban.
En bref: tout ce à quoi nous assistons, c’est à une simple attraction entre les deux partis, une représentation de la tension du nerf de la rue avant les élections, ni plus, ni moins. Ce que Gebran Bassil dira dimanche prochain ne dépassera pas ce cadre. Les Aounis n’ont pas appris et n’apprendront pas de leurs erreurs. Ils cherchent à rester au pouvoir au Liban, alors que le Hezbollah et l’Iran veulent le Liban. Pour quelle autorité les assistants recherchent-ils? Et quels gains et avantages obtiendront-ils?Que Dieu protège le Liban !