SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 23 October 2021, Saturday |

Bulletin d’information de Sawt Beirut International pour le lundi 9 août 2021

Un bref résumé du bulletin d’information d’aujourd’hui :

-Levée des subventions sur les dérivés du pétrole, le prix d’essence atteindra 300 000 LBP
-À la veille de la rencontre d’Auon et de Mikati, les batailles sont revenues à la case de départ
-Le Figaro : le Hezbollah est une milice qui contrôle l’État libanais et interdit le changement

Les Libanais sont confrontés à trois préoccupations, la première est une préoccupation économique et sociale. Les files d’attente d’essence sont de retour à travers le pays, la crise du diesel s’intensifie et une crise du gaz se profile actuellement à l’horizon. Alors que la crise du carburant épuise les Libanais et augmente leur tension artérielle, les médicaments contre les maladies chroniques et incurables disparaissent progressivement des pharmacies et leurs prix augmentent dans le marché noir.

Comment les citoyens peuvent-ils survivre à cette situation? Pourquoi soumettre et humilier les citoyens, si les subventions seront levées tôt ou tard? Est-il nécessaire d’humilier les gens avant de prendre la décision difficile et inévitable en même temps?

La deuxième préoccupation des citoyens est le gouvernement, car il s’est avéré que toutes les vibrations optimistes qui ont fuité de près à la formation du gouvernement sont irréalistes et n’ont rien à voir avec la vérité. Deux semaines après la désignation de Mikati pour former un gouvernement, les obstacles sont toujours là et le processus de formation est toujours à la case de départ. La recherche d’un ministre de l’Intérieur, de sa secte et de ses penchants politiques est toujours en cours. L’écart entre les préoccupations des citoyens et celles des fonctionnaires est en effet important. Des gens meurent de faim, tandis que des fonctionnaires meurent pour un portefeuille ministériel. Ce fossé entre la souffrance du peuple et les intérêts des fonctionnaires va-t-il construire une patrie ?

La troisième préoccupation des citoyens est liée aux craintes suscitées pour la démocratie. Une fois que le patriarche Al-Rahi a annoncé hier sa position concernant la guerre et la paix avec Israël et la nécessité pour l’armée de dissuader les forces qui lancent des roquettes depuis le Liban, une campagne médiatique politique a commencé contre lui. Ils l’ont accusé de trahison et de collaboration avec Israël. Le Hezbollah veut que tout le monde soutienne ses pratiques, et s’ils ne le font pas, alors ce sont des traîtres et des partisans d’Israël, mais plutôt des impérialistes et des sionistes.

Le Hezbollah n’a-t-il pas réalisé que les Libanais sont fatigués de leurs théories, accusations et pratiques, et qu’ils veulent qu’une patrie y vive et ne y enure pas? Les Libanais veulent un pays qui apporte la prospérité à son peuple, pas la misère, la pauvreté et la famine. Ils veulent une patrie civilisée semblable à d’autres pays, pas des pays d’opposition semblables à la Syrie au Yémen?

Est-il interdit au patriarche Al-Rahi d’exiger que son peuple vive dans la civilisation du 21ème siècle, au lieu de rester une victime des grottes sombres, de la culture de la mort et de la civilisation médiévale?