SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 16 October 2021, Saturday |

Bulletin d’information de Sawt Beirut International pour le Vendredi 16 juillet 2021

Dans le bulletin d’information d’aujourd’hui:

– Les béliers de Baabda, la maison du centre gouvernemental, excluent Hariri, et le citoyen en paie le prix

– La monnaie verte brûle tout et fait craindre une anarchie dans le pays

– La viande pourrie envahit Tripoli… L’Etat ne bouge pas, et les marchands ont la conscience absente

Dans l’équation politique, Michel Aoun et le Mouvement patriotique libre ont remporté le « dernier tour » de la bataille, tandis que Saad Hariri et le Mouvement du futur l’ont perdu, mais l’équation nationale diffère de l’équation politique et se situe à un tout autre endroit parce qu’elle est loin des calculs de profits et pertes, et ce des deux côtés.

De quoi bénéficieront les Libanais en cas de victoire d’Aoun et du Mouvement patriotique libre ? Qu’en est-il de la livre libanaise, qui a perdu environ 3000 livres en une journée ? Et que gagneront les Libanais si Aoun et le Mouvement Libre gagnent dans une bataille imaginaire, tout en perdant chaque jour une bataille réelle et réaliste qui est la bataille contre la faim, la pauvreté et le dénuement, et par conséquent il est vrai que Hariri est sorti perdant de sa bataille avec le duo Aoun Bassil, mais en retour le duo susmentionné n’a pas gagné.

Les défis qui se présentent à lui sont plus qu’énumérés, et « le président de la République pourra-t-il conduire les consultations parlementaires contraignantes », auxquelles il aspire, ou de nombreuses forces boycotteront-elles les consultations, paralysant sa capacité à les conduire ?

En supposant qu’il ait mené les consultations susmentionnées et qu’il ait assigné une nouvelle figure sunnite, le responsable pourra-t-il dépasser le stade de la commande et accéder à la paternité ?

Dans ce cas, pourquoi ce qui était interdit à Hariri deviendra permis pour les autres, et last but not least, et si Aoun et le nouveau Premier ministre désigné étaient incapables de former un gouvernement ?

Restons-nous sans gouvernement jusqu’à la fin de l’alliance ? Le Liban, en état d’effondrement et de désagrégation, peut-il tolérer un « vide » qui se poursuivra jusqu’à fin octobre 2022, c’est-à-dire jusqu’à la fin du mandat du président Aoun ?

Aoun et Basile ont un mot sur la politique, si le profit n’est pas « dans l’intérêt public », alors il aura le « goût de la perte ».