SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 October 2022, Monday |

Bulletin d’information de « Sawt Beirut International »- vendredi 21 janvier 2022

Dans le bulletin d’aujourd’hui

– Nouvelles sanctions du Trésor américain sur un réseau international pour le Hezbollah.
– Le projet de budget est sur la table du gouvernement ce lundi, alors selon quel taux de change sera-t-il adopté ?
– Nouvelles décisions pour les hôpitaux concernant les contrats des compagnies d’assurance.

Le président Michel Aoun est le roi des surprises par excellence. Chaque jour, les Libanais sont confrontés à une nouvelle surprise qui leur fait oublier la précédente. Sa dernière surprise a été son refus, dans son discours devant le corps diplomatique, de transformer le Liban en boîte aux lettres. Des paroles magnifiques et un slogan fort, mais le problème est que Aoun n’a pas complété ses propos et n’a pas dit quel pays ou quel axe transforme le Liban en boîte aux lettres ! Bien sûr, Aoun ne nomme pas la personne à laquelle il fait référence, car il ne veut pas offenser son allié, le Hezbollah, et les sentiments de ceux qui agitent son allié, c’est-à-dire la République iranienne. C’est la République des mollahs et du Wali al-Faqih qui a transformé le Liban en boîte aux lettres, et a fait de ce pays une arène ouverte aux conflits. Celui qui dément cette réalité, qu’il revoie ce qui s’est passé en 2006. A cette époque, Israël a lancé une guerre brutale contre le Liban, parce que Hassan Nasrallah, comme il l’a admis, ne savait pas que son enlèvement de soldats israéliens conduirait à une guerre dévastatrice qui a détruit de nombreux éléments de la fermeté libanaise.

Une autre surprise dans le discours d’Aoun a été sa critique de certains partis qui ont dépassé la limite de la coordination avec les institutions de l’Etat et ont travaillé directement avec des associations et des groupes, cherchant à investir un soutien financier et humanitaire sous des slogans ambigus et aux portes des élections parlementaires. Bien sûr, le discours est dangereux, et il revient à accuser certains pays qui sont derrière le financement de certaines associations de la société civile. Les propos d’Aoun consistent-ils à contester les résultats des élections avant qu’ils se produisent ? La remise en question de son intégrité financière à partir de maintenant est-elle un prélude inévitable à la contestation de ses résultats à un stade ultérieur, en particulier si le Courant patriotique libre n’a pas réussi à obtenir et à acquérir le plus grand bloc parlementaire chrétien ? C’est une question légitime.

Cependant, n’aurait-il pas été préférable pour Aoun, au lieu de s’intéresser aux élections, de se demander pourquoi les donateurs refusent de se coordonner avec l’Etat et préfèrent traiter directement avec certaines associations de la société civile ? La réponse est simple : parce que les donateurs ont perdu leur confiance dans l’Etat libanais et ses institutions sous l’ère de Michel Aoun ! Félicitations à nous avec un tel Etat et de tels responsables !