SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du Dimanche 5 décembre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:
– Le Liban mettra-t-il en œuvre les propositions de la déclaration franco-saoudienne ?
– Après Kordahi… Le temps est-il venu pour démettre Bitar ?
– La première année de la diffusion du bulletin d’informations de Sawt Beirut International.

Il y a un an aujourd’hui, le bulletin d’information était lancé sur Sawt Beirut International. Et après un an : la vérité est devenue plus claire. Et après cette année pour le journal télévisé de Sawt Beirut International, pour nos auditeurs, téléspectateurs, et suiveurs, un engagement et une promesse. L’engagement, c’est que nous restons chargés de dire les choses telles qu’elles sont, sans équivoque, sans honte ni appréhension. Et la promesse que nous restons la voix du citoyen et de la patrie pour chercher le sauvetage. En ces temps de difficultés et de défis, aucune voix ne sera plus forte que celle de Sawt Beirut International, car elle était et restera : la voix de la liberté et de la libération.

Politiquement, Najib Mikati a le droit d’être heureux aujourd’hui. L’appel téléphonique du président français et du prince héritier saoudien l’a consacré comme le premier homme de sa secte et le premier officiel du Liban. Il suffit que le contact n’ait pas été pris avec le président de la République, mais avec lui, ce qui laisse penser que la France et l’Arabie saoudite comptent sur lui pour réaliser le changement souhaité au niveau interne. Mais la question est : Najib Mikati sera-t-il à la hauteur de la tâche ?

Pour répondre à cette question légitime, nous devons revenir à la déclaration conjointe franco-saoudienne. Dans cette déclaration, un paragraphe spécial est consacré au Liban, et ce qui y est mentionné est très clair. Il s’agit plutôt d’une feuille de route pour sortir de la crise. Le paragraphe étant assez long et complexe, nous n’en citerons qu’une phrase. La phrase parle de la nécessité de limiter les armes aux institutions étatiques légitimes, et que le Liban ne soit pas une rampe de lancement pour des actes terroristes qui déstabilisent la sécurité et la stabilité de la région, et une source de trafic de drogue. Il ne fait aucun doute que le Hezbollah, qui participe au gouvernement, est le principal destinataire de cette phrase. Sera-t-il d’accord avec elle ? Najib Mikati peut-il avoir une quelconque influence sur Hezbollah dans ce contexte ?

La réponse franche est non. Le Hezboolah n’est pas désireux de rendre ses armes dans les circonstances actuelles, et si les conditions appropriées se présentent pour rendre ses armes, il ne vendra certainement pas ce papier à Mikati, qui n’en a pas du tout le prix. Donc, la déclaration franco-saoudienne est très importante, mais elle n’a aucune répercussion pratique, en raison de l’absence de la volonté libanaise, et parce que l’homme choisi pour la mettre en œuvre, c’est-à-dire Mikati, n’est pas l’homme adéquat pour la mettre en œuvre !

Les grandes décisions fatidiques ont besoin de grands hommes pour les mettre en œuvre. Comment Mikati, qui ne convoque pas son gouvernement à une réunion parce que le Hezbollah ne le veut pas, comment un fonctionnaire aussi irresponsable peut-il libérer le Liban du contrôle des armes du Hezbollah ? Et comment quelqu’un qui est incapable d’accomplir de petites réalisations peut-il accomplir de grandes réalisations ? Et comment peut-on avoir la liberté sans avoir des hommes libres ?