SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 February 2023, Monday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du Jeudi 16 Septembre 2021

Dans le bulletin d’information d’aujourd’hui:

– Le Hezbollah brise à nouveau la force de l’État par la porte du carburant

– Un développement judiciaire remarquable dans la ligne des enquêtes sur les explosions portuaires

– En Documents… des laboratoires de drogue suspects qui violent les lois au Liban

A partir d’aujourd’hui, le gouvernement de Najib Mikati est en jeu. Les carburants iraniens peuvent les brûler avant qu’ils ne prennent confiance.

Le jour où ce gouvernement s’est réuni pour approuver sa déclaration ministérielle, des chars chargés de diesel iranien sont entrés au Liban, et des bruits de RPG d’origine iranienne ont également retenti.

Cette nouvelle est inhabituelle et sans précédent. Bien sûr, nous ne parlons pas de RPG ici.

Le Hezbollah et ses partisans ont droit à ce qu’aucun autre Libanais n’a, c’est-à-dire qu’ils sont libres d’utiliser des balles, des bombes et même des missiles quand et comme ils le veulent !

Donc, le gros problème n’est pas là. Au contraire, Najib Mikati et ses 23 compagnons n’ont pas prononcé un seul mot, comme si l’affaire ne les concernait pas, que ce soit de près ou de loin.

Comment eux et leur gouvernement expriment-ils le résultat d’un appel téléphonique que le président français a passé au président iranien ? Mais l’affaire est plus compliquée, car le diesel iranien n’est arrivé par voie terrestre qu’après qu’il n’a pas été possible d’arriver par voie maritime.

Nous nous souvenons tous de ce que le secrétaire général du Hezbollah a dit dans le sermon de l’Achoura, lorsqu’il a confirmé que le parti amènerait des navires iraniens au port, défiant que quiconque puisse l’en empêcher.

Bien sûr, les paroles de Nasrallah étaient dans l’air, et les navires ne se sont pas approchés de Beyrouth, mais ont plutôt atteint Baniyas, et de là ils ont été transportés par des pétroliers jusqu’au Liban. C’est là que réside le nouveau problème.

Comment ces chars sont-ils arrivés au Liban? A-t-elle traversé les passages légaux, c’est-à-dire les forces légitimes libanaises ont-elles traversé l’armée et les douanes? Ou a-t-il pris les passages illégaux? Dans les deux cas, la question est problématique.

Dans le premier cas, comment le gouvernement libanais justifiera-t-il au monde le passage de marchandises iraniennes interdites d’exportation à l’étranger?

Dans le second cas, comment le parti peut-il prétendre qu’il ne peut contrôler les passages illégaux, à l’est, tant qu’il les utilise?

Cela ne signifie-t-il pas que la contrebande avait lieu avec sa connaissance et sa supervision, et peut-être pour son propre bénéfice?

Entre un état qui joue le rôle de « témoin qu’il n’a rien vu » et un état auquel s’applique le dicton du proverbe: « Son protecteur est son voleur »… Où est la fuite?