SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du lundi 15 novembre 2021

Dans le bulletin d’informations d’aujourd’hui :

– Le Koweït empêche-t-il les transferts d’argent vers le Liban ?
– Quelle est l’ampleur des pertes causées par les incendies ?
= Quel est l’objectif de la campagne internationale « La femme n’est pas une lettre incomplète » ?

Que se passe-t-il entre le Président du Parlement et le Premier ministre ? Y a-t-il eu un deal qui a été mis en place, dont le but était de se « débarrasser » de l’enquêteur judiciaire, Tarek Bitar ? Les informations disponibles indiquent que l’on assiste à quelque chose, et se fondent en principe sur les éléments suivants : La Chambre des représentants intervient directement et explicitement dans le conflit judiciaire qui fait rage, en émettant une recommandation ou un avis juridique consultatif, ou peut-être une loi clarifiant l’ambiguïté et le but : empêcher le juge Bitar d’enquêter avec les députés et les ministres dans le crime du port, afin que l’affaire les concernant soit soumise au Conseil suprême pour le procès des présidents et des ministres. Le scénario et le sujet sont-ils réalisables ?

Jusqu’à présent, il n’y a pas d’indicateurs clairs et concluants du Conseil. Mais dans les couloirs politiques, on parle beaucoup et on assure que Bitar s’abstiendra de la question du port, en échange de la démission volontaire du ministre de l’Information George Kordahi, afin que le Conseil des ministres se réunisse à nouveau. C’est une « recette » de Berry et Mikati. Michel Aoun et le Courant patriotique libre vont-ils l’avaler, ou sont-ils pleinement conscients que cela va accroître leurs problèmes insolubles avec l’opinion publique chrétienne ?

Il est clair que le président Aoun et son parti sont très embarrassés par la question du port. D’une part, ils ne veulent pas fâcher l’opinion publique, d’autant plus que le pays est à l’aube des élections législatives. D’autre part, ils ne peuvent pas mettre en colère leur fidèle allié, le Hezbollah, qui a porté Aoun à la présidence il y a cinq ans, et qui se prépare à soutenir son gendre lors des prochaines élections parlementaires.

En fin de compte, quelle décision l’emportera pour le Courant patriotique libre : la décision libanaise ou la décision iranienne ? Kordahi quittera-t-il le ministère en échange de se « débarrasser » de Bitar, ou « arrêter » l’enquête est interdit car son prix est la « destruction » de tout le pays ?