SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 6 December 2021, Monday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du mercredi 17 novembre 2021

Dans le bulletin d’informations d’aujourd’hui :

– Le Conseil constitutionnel acceptera-t-il l’appel du bloc du « Liban fort » concernant les amendements à la loi électorale ?
– La grande explosion sociale est-elle proche ?
– La subvention partielle sera levée pour les médicaments contre les maladies chroniques ?

À propos des élections des Libanais répartis dans le monde, on peut dire que Gebran Bassil a échoué dans sa stratégie et que tout s’est retourné contre lui. Le chef du Courant patriotique libre, qui a été très satisfait de la victoire de son beau-père aux élections présidentielles de 2016, a cru en 2018 que les expatriés lui devront allégeance lors des élections législatives, c’est pourquoi il a « défié » tout le monde lors de la rédaction de la loi électorale d’inclure le vote des expatriés dans la loi, mais il n’a pas obtenu le résultat qu’il espérait.

En effet, les expatriés, bien qu’admirant le dynamisme de Bassil en tant que ministre des affaires étrangères à l’époque, étaient contre son choix politique et contre son attachement aveugle au Hezbollah. C’était au début du mandat d’Aoun, il y a quatre ans, lorsqu’il était à l’apogée de son pouvoir. Mais aujourd’hui, le mandat de Michel Aoun est à sa fin, et il est devenu clair que toutes les théories du pouvoir qui étaient faussement attachées au mandat d’Aoun sont tombées.

A partir de là, nous comprenons l’appel que le Courant patriotique libre a présenté aujourd’hui au Conseil constitutionnel. Son intention est claire : créer la confusion au niveau du processus électoral, ce qui pourrait conduire à l’ajournement des élections. Le Courant patriotique libre est pleinement conscient que sa popularité a diminué dans toutes les régions libanaises, tout comme sa popularité a diminué dans les pays de la diaspora. Il utilisera tous les moyens possibles pour empêcher les élections d’avoir lieu à leur date initiale, en mars, car il est conscient que la vague populaire, comme on l’appelle habituellement, n’est pas dans son intérêt.

Et de là, nous comprenons également comment toutes sortes d’obstacles se présentent aux expatriés qui souhaitent inscrire leur nom aux prochaines élections, et la plupart des obstacles proviennent du ministère des affaires étrangères, qui est soumis dans son allégeance politique au Courant patriotique libre.

En tout cas, celui qui croit que le président Michel Aoun va signer le décret invitant les organes électoraux se trompe, alors que tous les chiffres indiquent que son héritier, Gebran Bassil, n’a même pas le quotient électoral dans sa circonscription ! Est-il raisonnable pour Aoun de signer un décret pour mettre fin au rôle politique de son héritier, qui a tout brûlé dans la république pour lui et pour satisfaire ses ambitions et même…ses caprices ?