SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 19 September 2021, Sunday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du samedi 21 août 2021

Dans le bulletin d’information d’aujourd’hui :

– Le conflit autour du ministère de l’énergie et du ministère de la justice retarde la formation du gouvernement.
– Les médecins libanais se déplacent à pied pour voir leurs patients.
– De la médecine originale à l’alternative… La santé des Libanais est-elle en danger ?

Les fonctionnaires sont très occupés. Ils sont occupés par un gouvernement qui attend depuis plus d’un an, et qui peut ou non être formé. Et ils sont préoccupés les uns par les autres. Les disputes entre eux ne s’arrêtent pas : elles commencent avec les quotas ministériels et arrivent à la suppression de la subvention ou non. Et le plus touché par la pratique quotidienne de ces disputes : le citoyen. Pendant ce temps, seul le Hezbollah planifie son action en profondeur. Il sait exactement ce qu’il veut, et à la lumière de cette connaissance, il étudie ses étapes et ses options. L’État libanais s’effondre peu à peu, tandis qu’il construit son État alternatif, pas à pas. Ses dernières étapes : le navire iranien, qu’il présente aux Libanais sous prétexte qu’il constitue une solution au problème du carburant au Liban.

Bien sûr, le Hezbollah sait que les navires iraniens ne sont pas une solution permanente ou radicale, mais il les voulait comme un moyen ou un outil pour polir l’image de son État vis-à-vis de l’État libanais. Le parti, qui est profondément impliqué dans les conflits de la région, sait que de grands et nombreux changements sont à venir, et que ces changements changeront les systèmes. Il renforce donc son papier de négociation par un projet clair qu’il met en œuvre : le fédéralisme. Bien sûr, dans son discours public, le parti prétend qu’il est contre le fédéralisme, mais en fait, il travaille jour et nuit pour atteindre cette question. Il a tout construit dans ses régions sur cette base : sur le plan éducatif, sanitaire, hospitalier, financier, économique et social.

Et ce, sans oublier l’écrasante dimension militaro-sécuritaire. Si nous voulions un modèle de mise en œuvre du fédéralisme au Liban, nous prendrions l’exemple des régions du Hezbollah. Et le dernier modèle de fédération à la manière du Hezbollah : le navire iranien du carburant, qui peut être considéré comme le navire de la déclaration du fédéralisme.

Combien de temps le Hezbollah fera-t-il croire aux Libanais qu’il est contre le fédéralisme, alors qu’il en est l’un des plus éminents défenseurs, non pas en théorie, mais en pratique et sur le terrain ? Et surtout : Combien de temps le Hezbollah continuera-t-il à pratiquer sa dangereuse ambiguïté dans tous les domaines et toutes les questions, de sorte qu’il dit une chose et en fait une autre, et déclare le contraire de ce qu’il cache ?