SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 December 2021, Sunday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du Vendredi 22 Octobre 2021

Dans le bulletin d’aujourd’hui:
– Quelle est la nature de la relation des Forces libanaises avec les gens de Tripoli aujourd’hui ?
– Quel est la validité de l’arrêt de la navigation de nuit à l’aéroport ?
– Les ordures envahissent-elles à nouveau les rues de la capitale ?

L’atmosphère dans le pays est inconfortable, et il n’y a aucun signe indiquant que la situation va changer. La situation financière reprend sa détérioration. Le dollar enregistre quotidiennement de fortes fluctuations après l’établissement d’un taux de change de l’ordre de vingt mille livres. Sur le plan politique, le gouvernement ne parvient pas à se réunir et son président ne parvient pas à inviter les ministres à se réunir à nouveau. En parallèle, on assiste à un retour à un plan basé sur la fabrication des dossiers pour un groupe politique particulier, notamment les Forces libanaises.

La convocation du commissaire du gouvernement par intérim auprès du tribunal militaire, le juge Fadi Akiki, du chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, pour témoigner rappelle ce qui s’est passé en 1994, après l’attentat à la bombe contre l’église Notre-Dame du Salut. Sommes-nous revenus à la politique de mise en place de fichiers, comme c’était le cas à l’époque du système de sécurité commun libano-syrien ? Il ne fait aucun doute que quelque chose va se passer ? Et la preuve : la visite remarquable du commandant des forces armées, le général Joseph Aoun, à l’édifice patriarcal aujourd’hui. Et aussi, le tweet publié par le Patriarcat maronite, qui rappelle une partie du sermon du patriarche Al-Rahi dimanche dernier.

C’est un tweet intéressant pour deux raisons. La première est formelle, car le Patriarcat maronite republie rarement des extraits du sermon du patriarche cinq jours après qu’il ait été prononcé. La seconde raison est liée au contenu. La position du patriarche rappelle ce qui s’est passé en 1975 et en 1994. Le patriarcat a parlé d’isoler un groupe, ce qui s’est produit lorsque la guerre libanaise a commencé après le 13 avril 1975, et a parlé aussi de fabrication des dossiers, ce qui est arrivé avec le parti des Forces libanaises quatre ans après la fin de la guerre.

Sommes-nous destinés, avec un système aussi corrompu et criminel, à toujours reculer au lieu d’avancer ? Avons-nous, avec le Hezbollah, toujours reculé dans les ténèbres du passé profond au lieu de voir les lumières de l’avenir ? Le Hezbollah ramène le Liban à une époque de guerre civile et de conflits mobiles, alors attention !