SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 21 October 2021, Thursday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du vendredi 24 septembre 2021

Dans le bulletin d’informations d’aujourd’hui :

– La décision de renverser Bitar a-t-elle été mise en œuvre ?

– Macron renouvelle son soutien au Liban et appelle à des réformes.

– Nos routes sont-elles prêtes pour la saison hivernale ?

C’est un homme délirant qui croit que le système politique corrompu se contentera un jour de construire un état de droit au Liban. Il préfère inévitablement la loi de la « jungle » et la barbarie de la « jungle » à toutes les lois faites par l’homme et à toutes les constitutions écrites, et il est également un homme délirant qui pense pour un instant que le système politique corrompu veut construire un véritable État. Le non-État, les mini-États claniques, les fermes sectaires et les réserves doctrinales sont son but ultime et sa volonté ultime.

Et que celui qui a encore des doutes sur cette affaire, qu’il poursuive avec attention ce qui se passe avec l’enquêteur judiciaire, Tarek Bitar. Dès que Bitar s’est approché du système corrompu et a revendiqué certains de ses visages, ils ont commencé à lui faire obstruction et à essayer de le menacer. Les différents piliers du système ont soudainement oublié toutes leurs différences, les ont jetées de côté et se sont mis d’accord sur le juge Bitar. Le Hezbollah, le Mouvement Amal, le Mouvement du Futur, le Mouvement Marada et d’autres forces de l’autorité ont décidé que Bitar représentait une menace pour eux et leur existence, ils ont donc décidé de se débarrasser de lui.

Hassan Nasrallah a remis en question ses performances. Wafiq Safa s’est rendu au Palais de la Justice en menaçant Bitar. Youssef Fenianos l’a accusé de suspicion légitime. Et Nouhad Al-Machnouk a demandé le dessaisissement du juge Bitar. Le Courant du Futur appelle maintenant à changer les lois comme condition pour faire confiance à l’enquête ! Parallèlement, les voix des hommes religieux de différentes confessions et sectes se sont élevées, appelant au malheur, si le juge Bitar décidait d’enquêter sur certaines personnalités.

Cette mentalité est-elle propre aux États ? Qui a donné aux hommes religieux, que nous respectons et vénérons, le droit de tracer des lignes rouges autour des accusés ? Mesdames et messieurs : Soit vous voulez un État, soit vous ne le voulez pas. Si vous le voulez, déclarez explicitement que vous faites confiance au système judiciaire libanais, et laissez Tarek Bitar enquêter et agir. Et si vous ne le voulez pas, annoncez-le aussi. Et alors nous serons dans un état sans aucun pouvoir judiciaire et dans.. la République du Destin !