SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Bulletin d’informations de « Sawt Beirut International » du vendredi 8 octobre 2021

Dans le bulletin d’informations d’aujourd’hui :

– La corruption administrative dans la Caisse nationale de sécurité sociale.
– Quelle est la relation entre l’augmentation de taux de change du dollar et le diesel iranien ?
– Qui refuse d’activer le rôle des femmes au parlement ?

Najib Mikati prouve chaque jour qu’il n’est pas un homme d’État. L’étape est délicate, difficile et fatidique, et elle suppose la présence d’un homme d’État dans le Sérail qui ose prendre des décisions difficiles. Le dernier exemple de la performance peu convaincante de Mikati est ce qu’il a annoncé aujourd’hui depuis Bkerki après sa rencontre avec le patriarche maronite Mar Bechara Boutros Al-Rahi. Lorsque Mikati a été interrogé sur la menace du Hezbollah à l’encontre du juge Tarek Bitar, il a répondu : Le ministre de la Justice s’est renseigné sur cette menace et l’enquête est toujours en cours. M. Mikati, nous savons que le ministre Henry Khoury s’est renseigné, et que son enquête remonte à plus de deux semaines, et nous voulions savoir de votre part à quoi a abouti cette enquête ? L’enquête de Wafiq a-t-elle été décrite personnellement ou par un intermédiaire ?

Alors, est-il vrai que des enquêtes sont menées pour connaître la vérité sur les menaces du Hezbollah ? Et avec qui ces enquêtes sont-elles menées ? Est-ce avec M. Wafiq personnellement? Bien sûr, nous en doutons, car aucune information n’a été reçue indiquant que des enquêtes ont été menées avec le responsable de l’unité de coordination et de liaison du Hezbollah ! Donc, les enquêtes ne sont pas réelles. Mikati va-t-il continuer à suivre sa tactique peu convaincante, et pour combien de temps ? Contrairement aux deux supposées affaires dont Mikati a parlé, les choses sur le terrain prennent une autre tournure réaliste. Le dollar a de nouveau franchi le seuil des 19 000 livres, et le Liban est menacé d’obscurité totale. Les deux navires turcs partent bientôt, l’usine de Deir Ammar est hors service aujourd’hui, et celle d’Al-Zahrani suivra demain.

D’autre part, le coordinateur de l’aide internationale au Liban, l’ambassadeur Pierre Duquesne, a confirmé qu’il n’y a pas de véritable aide ou assistance internationale au Liban avant que le pays regagne un minimum de confiance interne et externe. De quelles deux confiances restaurées parlons-nous, dans un pays dont les responsables ont peur de dire qu’il y a une menace contre un juge, et hésitent à dire un mot, pour sa défense ? Vivons-nous dans une république qui défend ses hommes, ou dans une république qui ne peut protéger personne ?