SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 October 2022, Monday |

Dans le bulletin d’information… Comment les pays du Golfe ont-ils réagi à la réponse du Liban au papier arabe-international ?

Le dollar s’apprécie à nouveau même si dans des proportions faibles.Et le retour de la monnaie verte à la hausse est un indicateur dangereux. Ce qui accroît la gravité de la situation, c’est que le budget du gouvernement n’est pas rassurant, ni à l’intérieur ni à l’extérieur.Tous les groupes au Liban sont profondément préoccupés par les frais et taxes imposés par le nouveau budget. Malgré toutes les belles discussions disant que le dollar douanier n’incluait pas les matériaux de base et nécessaires au peuple, il est confirmé que le budget, une fois approuvé à la Chambre des représentants, déclenchera une énorme hausse des prix qui affectera tout le monde et ne fera pas de distinction entre les riches et les pauvres, et il éliminera ce qui reste de la classe moyenne.Le budget ne contient pas du tout d’éléments de réforme ou de projets de production. C’est un budget sans vision économique et sans perspectives d’avenir. Est-ce le budget nécessaire en cas de crise? Comment le Fonds monétaire international recevra-t-il un tel budget? Ce qui se passe confirme que l’opinion du Fonds n’est positive ni sur la performance du gouvernement de Mikati ni sur le contenu du budget, ce qui est une question négative qui se reflétera dans toute l’opération de sauvetage économique que le gouvernement tente de réaliser.La crise est exacerbée par la campagne permanente du président de la République contre le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh.Bien sûr, Salameh n’est pas exempt d’erreurs et de péchés, et pendant son mandat de gouverneur de la Banque du Liban, il a eu de mauvaises pratiques et a pris des mesures suspectes qui éveillent suspicion et méfiance. Mais le tenir pour responsable ne doit pas passer par les médias, notamment par les déclarations du Président de la République dans les journaux, la radio et la télévision. Le Président de la République ne sait-il pas que de telles pratiques nous font perdre ce qui nous reste de respect pour nos institutions? Si Michel Aoun sait, alors c’est une calamité, et s’il ne sait pas, alors la calamité est encore plus grande!