SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Dans le bulletin d’information… Le Drian de Doha: Le rétablissement de la sécurité au Liban passe par la mise en place de réformes

C’est l’état de confusion et de chaos par excellence. Chaque décision entraîne une décision opposée, et chaque position est confrontée à une autre. Sommes-nous devant un état ou devant deux états ?

La semaine dernière, tout le monde a été surpris par les décisions prises par la procureure du Mont-Liban Ghada Aoun, qui a interdit le transfert et l’envoi de fonds depuis un certain nombre de banques en dehors du Liban.

Aujourd’hui, Le parquet général près la Cour de cassation est intervenu dans cette affaire, et a décidé d’annuler la décision de Ghada Aoun. Qui va compenser les dommages causés aux banques ? Qui va compenser les déposants libanais qui ont été affectés par les décisions d’Aoun ? Et le plus important : Qui rendra au secteur bancaire libanais la confiance qu’il a maintenant perdue dans le pays, et surtout à l’étranger ?

La même chose s’est produite au Parlement. Les commissions mixtes n’ont pas approuvé la loi sur le contrôle des capitaux aujourd’hui, après qu’il soit devenu clair que cette loi n’a trouvé personne pour l’adopter, à l’exception du député du bloc de Mikati, Nicolas Nahas.

Le système en place ne voit-il pas que la situation l’oblige à réfléchir sérieusement à l’approbation de la loi sur le contrôle des capitaux ? Si les trente derniers mois ne poussent pas le système à réfléchir de façon constructive, qu’est-ce qui peut les inciter à réfléchir plus à la situation catastrophique de l’État ?