SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 December 2022, Thursday |

Dans le bulletin d’information… un an après l’assassinat de Luqman Sleem et le tueur est libre

Celui qui lit la dernière déclaration de Michel Aoun dans le journal « Al Gomhouria » est certain encore une fois que ce n’est pas ainsi que devrait être le président de la République.

Sur la forme, d’abord, il n’est pas permis au Président de la République de se transformer en parti politique. L’arbitre est une forte personnalité.

Une forte personnalité repose d’abord sur le fait d’être responsable de tous et non d’une équipe contre une équipe. Dans l’interview d’aujourd’hui, le principe susmentionné est irrespectueux, voire invalide.

Le président Aoun est le premier à attaquer le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh. A noter que Riad Salameh, malgré l’importance de son poste, est avant tout un employé. Est-il naturel et logique que le Président de la République s’en prenne dans les médias à une personne qui lui est affiliée d’une manière ou d’une autre? Est-ce là l’état des institutions et du droit? Comment le monde peut-il respecter nos institutions constitutionnelles, tant que nos responsables s’attaquent les uns aux autres? Est-ce que la diffamation et les campagnes médiatiques dirigent le pays?

Une autre chose qui attire l’attention est l’attaque d’Aoun contre Walid Joumblatt et Samir Geagea. Pensez-vous qu’Aoun a oublié que la présidence de la république signifie d’abord que le président joue le rôle d’arbitre entre tous les Libanais? Deuxièmement, voulez-vous dire qu’elle est au-dessus de leurs luttes, disputes et alignements, et au-dessus de leurs calculs politiques? Comment le chef du gouvernement et de la république peut-il se permettre d’être un parti? Bien entendu, nous comprenons que le président de la République ne soit pas satisfait, voire mécontent de l’entente de Joumblatt et Geagea concernant les élections législatives.

On comprend mieux qu’il le considère contre le Courant patriotique libre, notamment dans le Chouf et Aley, et même à Beyrouth II et dans la Bekaa occidentale. Mais le Président de la République doit-il agir et déclarer selon des calculs électoraux étroits?

Michel Aoun a-t-il oublié qu’il est le président de la république et non le chef du Mouvement patriotique libre?