SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 February 2023, Thursday |

Le Bulletin d’information de « Sawt Beirut International » du Mardi 5 Octobre 2021

Dans le Bulletin d’information d’aujourd’hui:

– Pourquoi l’avion du Moyen-Orient est-il parti sans bagages pour Dubaï?

– Quelle est la relation de Bassil avec les formations diplomatiques?

– Quelle est la raison pour laquelle la majorité des médias sociaux s’arrêtent pendant des heures?

La confrontation a inévitablement lieu entre la classe politique corrompue et le pouvoir judiciaire.

La plupart des membres de la classe dirigeante sont accusés d’une manière ou d’une autre du crime de bombardement du port, du moins à cause de la négligence et de l’incapacité à prendre les mesures nécessaires pour éviter la catastrophe du nitrate d’ammonium.

De là, on comprend comment une alliance croisée et sectaire a eu lieu entre le Mouvement du Futur, le Mouvement Amal, le Mouvement Marada et Hassan Diab, avec la bénédiction du Hezbollah.

À l’avenir, la liste pourrait être étendue pour inclure d’autres partis et partis.

Où mènera la confrontation passionnée et croissante au jour le jour ?

La vérité et la justice peuvent-elles être la victime ? Les données judiciaires ne le suggèrent pas.

Comme l’atmosphère du Palais de justice de Beyrouth l’indique, le juge Tariq Al-Bitar a pris sa décision de poursuivre ses investigations jusqu’au bout, quel qu’en soit le coût.

La preuve en est que moins de vingt-quatre heures après la décision de la Cour d’appel de Beyrouth, Al-Bitar a fixé des dates pour l’interrogatoire des représentants Ali Hassan Khalil, Nohad Al-Machnouk et Ghazi Zeaiter, avant de rouvrir la session ordinaire de la Chambre des représentants, c’est-à-dire avant le retour des immunités parlementaires.

Si Bitar a envoyé un message direct à l’autorité politique et au parlement, et plus particulièrement à Nabih Berri, son contenu était: je ne me tairai pas et je ne reculerai pas, et la justice a le droit de rendre des comptes, comme ainsi qu’au procès.

Comment réagira le chef de la législature.

Qui est directement concerné par les enquêtes à travers deux ministres très proches de lui: Ali Hassan Khalil et Ghazi Zeaiter?

Cela pourrait-il l’amener à faire pression sur le président de la République pour qu’il ouvre une session extraordinaire afin de protéger les prévenus?

Est-il possible pour le Président de la République de s’assouplir et de signer sur un tel dossier?

Ce sont toutes des questions qui n’ont pas encore de réponse.

Mais ce qui est sûr, c’est que ce à quoi nous assistons entre le pouvoir politique corrompu et la justice, est sans précédent dans l’histoire du Liban.

L’autorité judiciaire, avec ses performances justes et courageuses, tracera-t-elle la voie d’un autre avenir pour le Liban?